Ces dernières semaines, l’Agence pour la protection de l’environnement des États-Unis (EPA) a provoqué la polémique en modifiant le contenu de sa page la plus consultée sur les causes du changement climatique, en parallèle à une réduction d’effectifs de l’EPA. Ce mouvement soulève des questions sur les motivations politiques derrière la décision, notamment sous l’administration du président Donald Trump, souvent critiquée pour son scepticisme sur le changement climatique. L’affaire illustre un fossé entre le consensus scientifique et certains discours politiques.
Un revirement polémique sur la page web
L’EPA a récemment supprimé de sa page Internet toute mention du rôle déterminant des activités humaines et des combustibles fossiles dans le changement climatique, confirme Le Monde. Cette suppression concerne des éléments importants, tels que l’utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, ainsi que la déforestation et les changements d’usage des sols. Ces facteurs figurent dans le consensus scientifique dominant soutenu par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et de nombreuses autres institutions scientifiques.
Aujourd’hui, la page modifiée met exclusivement en avant des causes naturelles du changement climatique, comme le changement de l’orbite terrestre, l’activité solaire et les éruptions volcaniques. En ignorant les émissions humaines de gaz à effet de serre — largement reconnues comme l’un des principaux moteurs du changement climatique — l’EPA contredit sa propre reconnaissance (sur une autre page de son site) des combustibles fossiles comme facteurs déterminants du réchauffement futur. Ce paradoxe augmente la confusion autour des messages transmis par l’agence.
La position de l’administration Trump
L’administration de Donald Trump est fréquemment accusée de minimiser, voire de nier, le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire, notamment par la dérégulation des émissions. Elle adopte des positions affirmant que le changement climatique n’est pas principalement provoqué par les activités humaines. Cette posture s’oppose au point de vue exprimé par le consensus scientifique, qui met en avant le rôle des activités humaines, malgré un scepticisme climatique croissant dans certaines régions.
Cette démarche politique peut avoir des conséquences concrètes, comme le retrait de l’Accord de Paris, influençant les futures politiques environnementales des États-Unis. Si ces changements de narration se retrouvent transposés dans la législation, c’est l’avenir de la lutte contre le changement climatique qui est en jeu, y compris au-delà des frontières américaines.








