Chevaux abattus par milliers : ce parc australien renaît au prix d’une décision brutale

La réduction drastique de la population de brumbies dans le parc national du Kosciuszko, passée de 17 000 à seulement 3 000, marque un tournant.

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Chevaux abattus par milliers : ce parc australien renaît au prix d’une décision brutale
Chevaux abattus par milliers : ce parc australien renaît au prix d’une décision brutale | RSE Magazine

Le parc national du Kosciuszko, dans les Alpes australiennes, fait face à un problème grandissant à cause des brumbies, ces chevaux sauvages issus d’animaux introduits par les premiers colons britanniques. À cause des dommages qu’ils causent aux milieux naturels, le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a récemment mis en place des mesures importantes. Ces décisions, qui ne plaisent pas à tout le monde, visent à protéger et à restaurer des écosystèmes fragiles de la région.

Réformes politiques : ce que ça change pour les brumbies

En 2023, le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a pris la décision difficile mais stratégique d’autoriser l’abattage aérien des chevaux sauvages dans le parc national du Kosciuszko. Vers la fin novembre de la même année, un projet de loi a été adopté pour abroger le statut patrimonial précédemment accordé aux brumbies. Cette réforme juridique met fin aux protections spéciales qui distinguaient ces chevaux des autres espèces invasives, comme les cerfs, porcs, renards et lapins.

Les brumbies sont désormais gérés de la même façon que ces autres espèces invasives, ce qui permet une approche plus uniforme pour limiter leurs conséquences sur l’environnement. Avec une population antérieure de 17 000 chevaux, celle-ci a été réduite à environ 3 000 individus pour trouver un équilibre entre la préservation de l’écosystème et la reconnaissance de la valeur patrimoniale.

Écosystèmes fragilisés et travaux de restauration

La présence des brumbies dans le parc national du Kosciuszko provoque divers dommages écologiques : réduction de la couverture végétale, compactage des sols, érosion des berges, et dégradation des tourbières et des marais alpins. Le piétinement par les sabots durs des chevaux endommage notamment les tapis de mousses à sphaignes et compacte les sols tourbeux, entraînant une sédimentation des rivières.

Selon le 20 Minutes, les chercheurs David M Watson et Patrick Finnerty observent déjà certains signes de régénération écologique. Même si leurs constats restent pour l’instant anecdotiques, ils notent une diminution du nombre de chevaux et un retour progressif de la végétation dans certaines zones. On espère voir renaître des tourbières, stabiliser les sols et restaurer des habitats pour une faune variée, y compris les grenouilles corroboree et les phalangers pygmées des montagnes.

Conséquences sur la région et besoins pour l’avenir

Les chevaux ne restent pas confinés au parc : ils se répandent aussi dans les forêts domaniales voisines, aggravant les effets de l’exploitation forestière. Cette combinaison de pressions menace non seulement les milieux naturels, mais aussi la sécurité des visiteurs, comme les campeurs et les usagers des routes alpines. La décision de réduire le nombre de brumbies constitue une première étape pour restaurer ces paysages sensibles.

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