Ces erreurs de tri qui font grimper la facture… et c’est vous qui payez

Près d’une poubelle sur cinq est mal triée, coûtant jusqu’à 700 000 euros par an à certaines collectivités.

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Ces erreurs de tri qui font grimper la facture… et c’est vous qui payez | RSE Magazine

Les erreurs de tri dans les bacs jaunes (destinés aux emballages recyclables) pèsent lourd sur les finances des collectivités, comme l’a montré un reportage sur TF1. Malgré la couleur des poubelles pour faciliter le tri des déchets ménagers, les erreurs restent fréquentes et coûteuses. Ce phénomène, présent partout en France, pose la question de savoir comment mieux recycler nos déchets.

Des erreurs de tri qui persistent

Le reportage met en lumière le travail de professionnels comme Mana Vidal, agent de collecte chez Veolia, qui ramasse chaque jour des centaines de bacs. Selon elle, près d’une poubelle sur cinq contient des erreurs flagrantes. À l’échelle nationale, un déchet sur quatre jeté dans une poubelle jaune n’y a pas sa place. Parmi les erreurs les plus courantes :

  • bouteilles en verre
  • sapins de Noël
  • sacs noirs
  • couches
  • équipements électroniques (ces derniers peuvent être « très dangereux pour les centres de tri »)

Un centre de tri situé dans l’Allier traite environ 80 tonnes de déchets par jour. Après un contrôle visuel systématique, les déchets refusés sont envoyés à une usine d’incinération à Bayet, située à 45 km du centre. Ces mauvaises pratiques entraînent des surcoûts logistiques non négligeables.

Des coûts humains et financiers importants

La directrice du centre de tri indique que les erreurs de tri représentent un coût de 200 euros par tonne, tandis que Laurence Deniau, ambassadrice de tri à Thiers dans le Puy-de-Dôme, précise que ce coût peut grimper jusqu’à 384 euros TTC par tonne. Pour le centre de l’Allier seulement, le coût global atteint 700 000 euros par an.

Jackie Renaud souligne aussi les conséquences humaines et matérielles : le remplacement d’un tapis convoyeur endommagé par un dossier de fauteuil a coûté 20 000 euros. De plus, le personnel est souvent mobilisé en dehors des jours ouvrables, ce qui alourdit les frais indirects de gestion.

Qui paie et quelles actions de sensibilisation

Les erreurs de tri posent aussi la question de la prise en charge financière. Jean Hornain, directeur général de Citéo, rappelle que les entreprises productrices d’emballages financent les tonnes correctement recyclées, tandis que celles non recyclées reviennent aux municipalités et donc aux contribuables.

Pour y remédier, des actions pédagogiques sont mises en place : interventions d’agents chez les résidents dont le bac a été refusé, sensibilisation par des ambassadeurs de tri comme Laurence Deniau, qui conseille : « En cas de doute, mieux vaut mettre le déchet dans la poubelle noire que dans la jaune, car cela coûte très cher ». Elle encourage aussi à contacter les services locaux pour mieux connaître les règles de tri.

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