Ce que vous ne devriez jamais faire face à un frelon asiatique : un entomologiste explique pourquoi l’écraser aggrave l’invasion

Écraser un frelon peut provoquer une attaque de sa colonie, mettant en danger votre sécurité.

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Ce que vous ne devriez jamais faire face à un frelon asiatique : un entomologiste explique pourquoi l'écraser aggrave l'invasion
Ce que vous ne devriez jamais faire face à un frelon asiatique : un entomologiste explique pourquoi l’écraser aggrave l’invasion © RSE Magazine

Avec le retour des beaux jours, les terrasses et les jardins reprennent vie. Mais ça veut aussi dire le retour des frelons asiatiques et d’autres insectes volants, comme les guêpes et les abeilles. Ces bestioles, souvent vues comme des nuisances, jouent pourtant un rôle dans notre écosystème. L’entomologiste François Lasserre, qui s’est entretenu avec actu.fr, explique comment mieux vivre avec elles.

Ce qui peut arriver quand on s’en approche

Quand la météo s’adoucit, abeilles, guêpes et frelons asiatiques sortent pour se nourrir et deviennent plus visibles. Ces hyménoptères sociaux, comme les frelons, libèrent des phéromones quand ils se sentent menacés. Ce signal chimique peut alerter d’autres individus et provoquer une attaque collective.

Beaucoup de gens ont le réflexe d’écraser ces insectes d’un coup sec. Pourtant, François Lasserre met en garde : « écraser un frelon peut attirer davantage de congénères », surtout si vous êtes près d’un nid où des gardiennes prêtes à défendre la colonie pourraient se trouver, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Sur le plan écologique et pratique, écraser un insecte est souvent inutile : ils sont déjà nombreux. Chaque hyménoptère contribue à la pollinisation et aide à réguler les populations d’autres insectes dits nuisibles. François Lasserre signale que ces gestes provoquent une souffrance inutile et préfère qu’on apprenne à cohabiter plutôt que de détruire ces animaux. Chaque insecte ne défend que son nid et sa colonie, sans chercher à « venger » un congénère.

D’ailleurs, selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le frelon asiatique est arrivé en France il y a une vingtaine d’années et est aujourd’hui considéré comme une espèce invasive. Il reste mal perçu, malgré une piqûre souvent bénigne, comparable à celle d’une guêpe.

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