Canicule : pourquoi la temperature ressentie est plus chaude que celle affichée ?

Saviez-vous qu’à -10°C, un vent de 30 km/h peut vous faire ressentir -20°C ?

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Canicule : pourquoi la temperature ressentie est plus chaude que celle affichée ?
Canicule : pourquoi la temperature ressentie est plus chaude que celle affichée ? © RSE Magazine

La notion de température ressentie s’est imposée comme un outil très utile pour se rendre compte de la manière dont la météo influence notre bien-être au quotidien. Ce n’est pas seulement la température affichée qui compte : cet indice réunit plusieurs éléments environnementaux pour donner une estimation plus fidèle de la sensation que l’on éprouve. Face aux fortes chaleurs qui règnent en France – avec plusieurs départements placés sous vigilance orange pour canicule – il faut vraiment prendre ce chiffre au sérieux.

La science qui se cache derrière la température ressentie

L’indice de température ressentie ne se contente pas de la température en degrés Celsius. Il traduit plutôt la sensation de chaleur ou de froid que chacun ressent. Pour ce faire, il combine la température effective, l’humidité relative voire d’autres facteurs comme l’ensoleillement ou le vent. Conçu à l’origine au Canada pour mieux appréhender les hivers rudes, il montre par exemple qu’à -10°C avec un vent de 30 km/h, la sensation pour la peau peut chuter jusqu’à -20°C.

En été, c’est surtout l’humidité qui vient compliquer la donne, mais des stratégies simples peuvent aider à mieux supporter la chaleur. En effet, un air chargé en humidité freine l’évaporation de la sueur, rendant la chaleur plus pénible à supporter. On se retrouve donc plus à l’aise quand la chaleur se conjugue avec un air sec. Lors des épisodes de canicule, l’indice intègre aussi l’effet du rayonnement solaire et du vent pour mieux estimer la sensation thermique globale.

Les indices Humidex et Windchill

On se base principalement sur deux indices pour calculer ce ressenti : l’Humidex, inventé par le Service météorologique du Canada en 1979, et le Windchill. L’Humidex mesure l’inconfort lié à la combinaison de la chaleur et de l’humidité. Par exemple, une température de 30°C associée à une humidité relative de 70% donne un Humidex de 41, ce qui signifie un inconfort notable. Quand cet indice dépasse 45, on risque sérieusement de se retrouver face à un coup de chaleur.

Le Windchill, quant à lui, indique à quel point la sensation de froid est amplifiée par le vent. Plus ce dernier souffle fort, plus le chiffre chute, ce qui montre bien comment la chaleur naturelle de notre corps se disperse vite sous l’effet du refroidissement éolien.

Mesurer et bien comprendre ces indices permettent d’éviter bien des désagréments liés aux extrêmes climatiques. En hiver, comme en été, consulter ces chiffres permet de se prémunir contre des soucis comme les engelures ou les coups de chaleur. C’est même grâce à ces informations que les services de santé peuvent alerter et protéger les personnes les plus vulnérables.

Les experts, comme Steven Testelin, prévisionniste à Météo-France, soulignent l’importance des inversions climatiques et leurs conséquences sur la vie quotidienne. Cela nous montre que, même si ces mesures sont vraiment utiles pour anticiper comment la météo va nous affecter, elles ne remplacent pas une bonne préparation quand les intempéries s’annoncent.

Se préparer quand le temps se montre extrême

Avec des températures extrêmes annoncées sur une grande partie de la France – avec des pointes attendues localement jusqu’à 40°C – il est indispensable d’adapter son quotidien. Il faut penser à porter les vêtements adéquats selon la saison : en été, misez sur des habits légers et clairs qui favorisent l’évaporation et limitent la chaleur retenue, tandis qu’en hiver, on optera pour des couches isolantes qui retiennent la chaleur près du corps.

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