Agriculture et énergie solaire peuvent cohabiter : voici les résultats d’une étude prometteuse

Imaginez des moutons paissant sous des panneaux solaires, tout en produisant une laine de 20% meilleure.

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L'agrivoltaïque : quand agriculture et énergie solaire se rencontrent
Agriculture et énergie solaire peuvent cohabiter : voici les résultats d’une étude prometteuse © RSE Magazine

L’énergie solaire, reconnue pour être propre et renouvelable, se présente de plus en plus comme une alternative aux énergies polluantes comme le gaz et le pétrole. Le hic, c’est que les panneaux solaires occupent pas mal de place. Pour contourner ce problème, de nouvelles idées apparaissent, et l’agrivoltaïque se démarque en permettant de produire de l’électricité tout en continuant à cultiver la terre.

L’agrivoltaïque : une idée futée

Cette approche innovante permet de tirer le meilleur parti des terres en associant panneaux solaires et agriculture. Le petit plus, c’est que l’ombre créée par les panneaux aide certaines cultures à mieux pousser. Par exemple, en Espagne, des projets font cohabiter des panneaux solaires et des oliviers.

Des études ont même prouvé que des cultures comme le maïs, la blette et les haricots se développent mieux sous une ombre partielle. On voit donc ici comment une contrainte d’espace peut se transformer en avantage pour les agriculteurs.

Étude en Nouvelle-Galles du Sud : un cas concret

En Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, Lightsource bp, spécialiste en énergies renouvelables, a commandé une étude sur l’agrivoltaïque. Celle-ci a été réalisée par EMM Consulting en collaboration avec Elders Rural Services. L’étude s’est focalisée sur le projet Wellington Solar Farm qui s’étend sur 320 hectares et offre une capacité de 174 MW. Depuis trois ans, environ 1 700 moutons Mérinos paissent tranquillement sous les panneaux solaires (autrement dit, on optimise l’espace pour le bétail).

Les premiers résultats sont encourageants : la qualité de la laine produite par ces moutons n’a rien perdu à cause de cette cohabitation avec les installations solaires. Au contraire, certains indicateurs montrent même une nette amélioration. Le fermier Tony Inder a expliqué que, grâce à la variabilité des précipitations (qui permet une alimentation variée pour ses moutons), la qualité de la laine s’est nettement améliorée au fil du temps.

Points positifs et perspectives

Faire paître les moutons sous les panneaux solaires présente plusieurs avantages. D’un côté, cela permet d’augmenter le nombre de moutons dans l’exploitation et d’améliorer la qualité de leur laine. Les chiffres indiquent que la laine obtenue est environ 20% supérieure, analysée sous l’angle de sa croissance, de son poids et de ses microns.

Emilien Simonot, responsable de l’agrivoltaïque chez Lightsource bp, explique : « Ces résultats montrent le potentiel des fermes solaires à enrichir les pratiques agricoles » (une vraie bonne nouvelle pour ceux qui veulent allier tradition et modernité). Brendan Clarke ajoute : « Chercher des solutions pour que l’agriculture et l’énergie propre avancent main dans la main est indispensable pour bâtir un avenir plus durable ». Ces témoignages traduisent bien l’intérêt grandissant pour ce modèle hybride, qui pourrait bien révolutionner notre manière de produire de l’énergie renouvelable.

L’étude démontre que combiner l’agriculture traditionnelle avec la production d’énergie solaire ne nuit pas aux pratiques déjà en place. Au contraire, cette union offre des bénéfices mutuels non négligeables. Face aux défis environnementaux actuels, développer des systèmes comme l’agrivoltaïque pourrait jouer un rôle majeur dans la transition vers un avenir respectueux de notre planète.

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