Le 16 mars 2026, NAE, réseau normand des acteurs de l’aéronautique, du spatial, de la défense et de la sécurité, a dévoilé les résultats d’une enquête menée auprès de ses membres. L’objectif est clair : mesurer le niveau de maturité des PME et ETI en matière de responsabilité sociétale et identifier les bonnes pratiques existantes. Ce travail s’inscrit dans une démarche plus large : NAE a en effet publié un guide de bonnes pratiques structuré autour de cinq piliers majeurs de la RSE. Une initiative qui vise à accompagner concrètement les entreprises dans leur transformation durable.
Environnement : des actions déjà largement déployées dans les entreprises
Premier enseignement, les enjeux environnementaux sont déjà bien intégrés dans les pratiques des PME et ETI de NAE. La gestion des déchets constitue la mesure la plus répandue. En effet, 75 % des entreprises interrogées ont mis en place des actions de recyclage, selon le communiqué NAE du 16 mars 2026.
Dans le même temps, 60 % des entreprises ont déployé des solutions de mobilité, traduisant une volonté de réduire leur empreinte carbone. Par ailleurs, 32 % des PME et ETI ont recours aux énergies renouvelables, que ce soit via l’installation de panneaux solaires, l’achat d’électricité verte ou encore la participation à des projets dédiés, toujours selon la même source.
Cependant, certains sujets restent encore émergents. La biodiversité, notamment, commence à s’imposer dans les préoccupations des entreprises, même si les actions restent encore ponctuelles. Elles peuvent prendre la forme de création d’espaces verts ou de soutien à des initiatives de conservation. Dans ce contexte, NAE joue un rôle structurant. La filière organise notamment deux fois par an un club RSE permettant aux entreprises d’échanger leurs bonnes pratiques et d’accompagner les acteurs les moins avancés.
Inclusion et engagement : un levier RSE stratégique pour les entreprises NAE
Au-delà de l’environnement, les enjeux sociaux occupent une place centrale. Les PME et ETI membres de NAE affichent un engagement fort en matière d’emploi et d’insertion. Ainsi, plus de 85 % d’entre elles ont accueilli des stagiaires et 75 % des alternants en 2025. L’inclusion constitue également un axe prioritaire. Environ 35 % des entreprises disposent d’un référent handicap, tandis que le recours aux structures adaptées reste courant. Cette dynamique s’inscrit dans un écosystème plus large, NAE étant partenaire de plusieurs initiatives favorisant l’insertion professionnelle. La féminisation des métiers progresse également. Les entreprises interrogées comptent en moyenne 33 % de femmes, un niveau supérieur à la moyenne nationale dans l’industrie.
En parallèle, certaines actions ciblent des publics spécifiques. Ainsi, 25 % des PME et ETI mettent en place des dispositifs pour favoriser l’emploi ou le maintien des seniors. Ces mesures incluent la formation continue, l’adaptation des postes de travail ou encore des politiques de recrutement non discriminatoires.
Qualité de vie au travail et sociétal : des pratiques en forte progression
La qualité de vie au travail constitue un autre pilier structurant de la RSE au sein des entreprises NAE. Les mesures liées au pouvoir d’achat et à l’épargne salariale arrivent en tête des dispositifs déployés. Le télétravail concerne quant à lui en moyenne 31 % des effectifs dans une PME
Les entreprises accordent également une importance croissante à l’écoute des salariés. Ainsi, 54 % d’entre elles ont mené une enquête de satisfaction et 36 % ont mis en place une boîte à idées, toujours selon la même source.
Sur le volet sociétal, les initiatives se multiplient également. 44 % des PME et ETI ont mis en place des dispositifs d’ambassadeurs métiers ou interviennent dans des établissements scolaires afin de renforcer leur attractivité. Par ailleurs, 58 % des entreprises déclarent s’engager dans des actions communautaires locales. Cela peut se traduire par du mécénat, du bénévolat ou encore des projets de développement territorial. Ces initiatives renforcent l’ancrage local des entreprises et participent à leur image.
Stratégie RSE : vers une structuration progressive et un avantage compétitif
L’un des enseignements majeurs de l’étude concerne la structuration des démarches RSE. Près de 50 % des PME et ETI disposent désormais d’une stratégie formalisée, souvent associée à l’obtention d’un label ou à une évaluation externe. Les questions éthiques sont également largement intégrées. 74 % des entreprises ont mis en place une politique de lutte contre le harcèlement et 26 % organisent des actions de sensibilisation annuelles. Ces dispositifs témoignent d’une prise en compte croissante des enjeux humains dans la gouvernance.
En matière d’achats responsables, la dynamique est encore en construction. Si 15 % des entreprises évaluent précisément la part de leurs achats responsables, 67 % disposent déjà d’une charte éthique ou d’une politique dédiée, selon le communiqué. “Nous sommes fiers des chiffres encourageants de nos PME/ETI en matière de RSE. Notre guide de bonnes pratiques va les aider à aller encore plus loin dans cette démarche aux impacts vertueux en matière environnementale, sociétale, éthique, financière et commerciale”, a déclaré Philippe Eudeline, président de NAE.








