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06/12/2019

Valérie Loze et Pénélope de Fouquières : « Nous privilégions une politique RSE collaborative ».

Eric Przyswa, journaliste et consultant




Valérie Loze, Directrice RSE d’ELSAN. Pénélope de Fouquières, Directrice de la communication d’ELSAN.
Valérie Loze, Directrice RSE d’ELSAN. Pénélope de Fouquières, Directrice de la communication d’ELSAN.
Vous venez de mener une étude avec OpinionWay sur les  perceptions et attentes des patients en matière de communication. Quels sont les principaux résultats présentés lors du Festival de la communication santé fin novembre ?

Trois critères émergent en termes d’attentes. Le premier critère concerne les examens médicaux à effectuer en fonction de son âge. Le second l’alimentation et le troisième la prévention. Sur le plan de l’information le médecin généraliste reste la première source d’information mais on assiste à une montée en puissance de la consultation des sites internet d’information en particulier chez les jeunes. L’étude révèle aussi que la promotion de la santé auprès des Français a peu d’impact. Ils ne sont qu’un tiers à se souvenir de messages, particulièrement des campagnes de prévention.

Quel est l’enjeu de la RSE pour votre société ?

Notre démarche RSE est récente mais volontariste et repose sur quatre piliers : notre implication dans les territoires, les services aux patients, l’éco-performance et nos collaborateurs et médecins. Sur le plan territorial, notre groupe contribue à lutter contre la désertification médicale. A titre d’exemple : trois Français sur cinq sont à 40 km d’une clinique ELSAN. Pour nos 25 000 collaborateurs et 6 500  médecins libéraux qui exercent dans nos cliniques, nous identifions et partageons les bonnes pratiques en établissement, notamment en terme de qualité de vie au travail et d’égalité des chances. A ce titre, nous avons mené plusieurs actions en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Enfin, pour les patients, nous valorisons les initiatives de prévention, l’innovation et les soins complémentaires dans les parcours de santé.
 
Et sur le plan du développement durable ?

Nous nous focalisons sur la gestion des déchets et l’énergie notamment au sein des blocs opératoires. Les établissements de santé génèrent environ 50 types de déchets différents, qui sont soumis à des contraintes règlementaires pour nombre d’entre eux. Nous travaillons à mettre en place dans nos 120 établissements des filières de valorisation efficaces, et à réduire autant que possible les déchets à la source. Sur cet aspect de l’écoconception, nous sommes ouverts à des partenariats avec des acteurs  issus de l’ensemble de la chaine de valeur.
 
La RSE passe aussi en interne dans votre entreprise par l’apprentissage collectif ?

Nous privilégions en effet une politique RSE collaborative. Chacun de nos établissements a un correspondant RSE et nous avons mis en place un espace dédié à la RSE sur le site intranet du groupe. Une telle démarche permet de remonter les bonnes pratiques et de créer un effet fédérateur en interne.
 
Propos recueillis par Eric Przyswa, journaliste et consultant.