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16/07/2019

Un poisson d’eau douce sur cinq menacé d’extinction en France




La « liste rouge » du comité » français de l’Union internationale pour la conservation de la nature et le Muséum national d’histoire naturelle est alarmante. Elle assure que quinze des quatre-vingts espèces de poissons d’eau douce en France sont menacées d’extinction.


Creative Commons - Pixabay
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Apprendre qu’il y a quatre-vingts espèces de poissons d’eau douce en France, c’est aussi réaliser que ce chiffre pourrait vite péricliter. « L’esturgeon européen, la grande alose, l’anguille européenne et le chabot du Lez en danger critique d’extinction. La loche léopard, la lamproie marine, l’omble chevalier ou l’apron du Rhône en danger. Le brochet aquitain, la lote de rivière ou l’ombre commun en situation de vulnérabilité… Au total, 15 des 80 espèces de poissons d’eau douce présentes en France métropolitaine, soit près d’une sur cinq, sont menacées de disparition. C’est ce que révèle la « liste rouge » publiée, jeudi 11 juillet, par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature et le Muséum national d’histoire naturelle » écrit Le Monde

Le dernier travail de ce type datait de 2010. Et en moins de dix ans la situation s’est considérablement dégradée. En effet, en plus de ces quinze espèces menacées, seize autres sont considérés comme « quasi menacées » amenant à un total des d’espèces en situation préoccupante de 30% à 39%. A l’inverse, seulement sept espèces ont vu leur situation s’améliorer depuis la dernière liste rouge.

Les auteurs de cette liste rouge expliquent que la cause principale de cette menace tient dans la dégradation générale des milieux naturels. « C’est ainsi que la loche d’étang pâtit de l’assèchement des zones humides et de la présence de digues sur les cours d’eau. Le drainage agricole des prairies humides affecte les conditions de reproduction du brochet commun, tandis que l’extraction de granulats met à mal l’habitat de la lamproie de rivière ou du toxostome. A cette pression s’ajoute la pollution des milieux d’eau douce, lacs ou rivières, notamment par les pesticides. Cette mauvaise qualité des écosystèmes aquatiques a pour effet de fragiliser les défenses immunitaires de certaines espèces, comme l’anguille européenne. La situation des poissons migrateurs amphihalins (qui effectuent une partie de leur cycle de vie en eau douce et une autre partie en mer) est jugée particulièrement « inquiétante ». Aux menaces déjà citées s’ajoutent, pour ces migrateurs, les barrages qui compromettent leur périple vers leurs zones de reproduction » ajoute le quotidien français.
 





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