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21/06/2019

Un convoi nucléaire marqué par Greenpeace traverse l'Île-de-France




Le 17 juin dernier, un camion transportant des déchets radioactifs a été tagué par des activistes de Greenpeace sur l’A13 à hauteur des Mureaux en Île-de-France. Parti le matin même du Cotentin, le semi-remorque s’apprête à contourner Paris par la Francilienne pour rejoindre le centre de stockage de Soulaines dans l’Aube.


Source  Pixabay, image libre de droits
Source Pixabay, image libre de droits
Quelques jours avant cette action de Greepeace, les activistes avaient « relooké » un train contenant de l’uranium de retraitement en gare de Vierzon pour dénoncer les convois radioactifs qui sillonnent la France à l’insu de la population.

Dans un communiqué, l'organisation se justifie : « Ce camion radioactif est une nouvelle illustration du va-et-vient incessant de convois nucléaires sur nos routes ou nos voies ferrées. En cause, notre modèle de production électrique qui repose à 75 % sur le nucléaire, une énergie polluante à l’empreinte lourde puisqu’il faut compter trois siècles au minimum pour que ces déchets redeviennent inoffensifs (et plusieurs millions d’années pour les plus radioactifs d’entre eux) », explique Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France. Près de 19 000 convois radioactifs par an, directement imputables à l’industrie électro-nucléaire, sont recensés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Un certain nombre d’entre eux sont liés au retraitement des déchets par Orano à la Hague : transport de combustibles usés, d’uranium de retraitement, de plutonium ou de matériaux divers contaminés au cours des opérations de retraitement.

« Par ces deux actions, nous disons clairement que les transports liés au retraitement sont inutiles et que nous pourrions très bien nous en passer ! En multipliant les types de déchets et les transports de substances radioactives, le retraitement multiplie aussi les risques. Il est prouvé que l’industrie ne recycle pas ses déchets. La France doit mettre un terme à cette politique absurde et dangereuse », poursuit-il.

Alors qu’un débat public sur la gestion des matières et déchets nucléaires se tient en ce moment, Greenpeace France dénonce la fuite en avant de la filière nucléaire et appelle à un sursaut des pouvoirs publics.

La France est envahie par les déchets du nucléaire qui s’entassent partout. Personne n’est épargné : ni en zone urbaine, ni en territoire rural où l’industrie planque ses déchets et matières radioactives comme elle entend le faire à Bure avec le projet Cigéo dont nous dénonçons le danger pour les générations futures », conclut-il.
 





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