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04/10/2018

Secteur automobile, évoluer ou disparaitre

Sébastien Arnaud



Les déclarations du patron de PSA Carlos Tavarez sur l’époque « darwinienne » que traverse le secteur automobile méritent un rebond. Avec la transition énergétique, les rapports de force du secteur pourraient bien évoluer.


Creative Commons - Pixabay
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Tesla n’est pas encore un bon exemple. L’entreprise est trop originale, ses chiffres trop confidentiels par rapport à sa couverture médiatique pour y voir le début de la révolution électrique. Pour autant, l’entreprise de Elon Musk nous montre bien que l’opinion publique et médiatique croit en la possibilité d’une révolution dans le secteur automobile.
 
D’une certaine façon, c’est aussi ce que l’on peut retenir des déclarations de Carlos Tavarez, le patron de PSA. « Ce n'est pas un slogan mais, finalement, Carlos Tavares a résumé en quelques mots la vision du monde qui a fondé sa méthodologie. Dans une récente interview au Monde, le Pdg de PSA a expliqué que le secteur automobile serait soumis « jusqu'en 2030, à une période extrêmement chaotique, plein de risques et d'opportunités typiquement darwiniennes ». Au Mondial de l'automobile de Paris, il n'a cessé de reprendre cette expression comme pour avertir... » résume La Tribune .
 
Le PDG du groupe français avait beau parler plus largement de la nécessité à évoluer en fonction du contexte en général plutôt que de transition énergétique en particulier, les normes CO2 étaient au cœur de son discours. « Car il en est convaincu, le secteur va nécessairement connaître un retournement de cycle, et, à ce moment-là, les plus faibles disparaîtront (la sélection naturelle) ou, mieux encore, seront des opportunités (ou des proies, en langage darwinien) à l'image d'Opel. D'ailleurs, il existe bien, dans le monde, un marché au bord de la rupture... Le marché américain a retrouvé ses niveaux d'avant-crise depuis plusieurs années déjà, et semble désormais avoir atteint un haut de cycle avec des stocks qui s'accumulent et des remises qui se multiplient » poursuit le site économique.

PSA semble prêt à aller à l’assaut du marché américain qui est dans une dynamique inverse à celui européen dans le domaine des exigences environnementales. Pour autant la tendance générale n’est pas remise en question par l’exception étatsunienne. Les motorisations à faible émissions et les voitures électriques performantes sont les arguments d’après-demain. Et les grandes marques qui auront misé en dernier là-dessus prenne un grand risque de déclassement quand le grand public fera le pas.





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