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09/10/2019

Repas végétariens à la cantine : Greenpeace demande des "mesures concrètes"




Du 7 au 9 octobre, près de 200 représentants des villes signataires du Pacte de Milan se sont réunis à Montpellier pour débattre des enjeux d’une alimentation durable. Des militantes et militants de Greenpeace ont été sur place pour leur rappeler la nécessité absolue de réduire la consommation de viande et de produits laitiers dans les communes du monde entier.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits

Signé en octobre 2015 lors de l’Exposition Universelle de Milan par une centaines de maires initialement, ce Pacte constitue un espace d’échanges sur les bonnes pratiques en matière de transition agricole et alimentaire à l’échelle territoriale.

A cette occasion, plus de soixante scientifiques ont signé une lettre ouverte  pour interpeller les maires participants à cet événement en leur demandant d’agir concrètement en faveur de la réduction de la consommation de produits animaux dans leur ville, explique l'ONG Greenpeace France dans un communiqué.

L’élevage émet aujourd’hui 14,5% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, représentant l’une des causes majeures du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité, poursuit l'ONG. Elle ajoute que les incendies qui ravagent l’Amazonie depuis le mois d’août ont rappelé "l’absurdité de notre système de production et l’urgence d’agir : notre appétit insatiable pour la viande, les oeufs et les produits laitiers menacent notre santé, comme celle de la planète."

Les rapports publiés cette année par les experts intergouvernementaux sur la biodiversité (IPBES) et le climat (GIEC) ont été très clairs sur ce point : si nous voulons préserver notre climat et notre environnement, nous devons fortement végétaliser notre alimentation et aller vers des modes de production plus vertueux, explique Laure Ducos, experte agriculture & alimentation chez Greenpeace France. Les villes du monde entier ont le pouvoir d’agir en ce sens en instaurant des menus sans viande ni poisson dans leurs écoles, au profit d’une alimentation plus végétale et d’une viande de qualité produite localement. Nous comptons sur elles pour assumer cette responsabilité.”

Dans le monde entier, des villes montrent déjà la voie. En France, la ville de Lille (14 000 repas/jour) propose 50% de menus végétariens dans les cantines de ses écoles. Le 2nd arrondissement de Paris (1 500 repas/jour) propose quant à lui aux enfants deux menus végétariens par semaine, ainsi qu’une option alternative quotidienne. Au Danemark, Copenhague a officialisé le mois dernier une politique de réduction de la viande servie dans l’ensemble de ses crèches, écoles et EHPAD (70 000 repas/jour). Au Portugal, une loi adoptée en mars 2018 oblige l’ensemble des établissements publics à proposer chaque jour une option végétalienne (sans aucun produit animal) à ses convives.

Dans son communiqué, Greenpeace France appelle l’ensemble des collectivités territoriales "à mettre en place deux menus sans viande ni poisson par semaine dans les cantines tout en proposant de la viande de qualité produite localement les autres jours, en parallèle d’une option végétarienne."






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