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18/02/2019

Réchauffement climatique : le vin aussi va changer




Dans une interview publiée par l’Institut de recherche agronomique (INRA), une spécialiste de la question explique que le vin va changer avec le climat. Au fil des décennies il va devenir plus alcoolisé, plus fruité et plus concentré.


Creative Commons - Pixabay
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C’est une des conséquences du réchauffement que l’on a peut-être négligée. Au fur et à mesure que le climat va évoluer, le vin va pourtant lui aussi changer. « Les effets du changement climatique ont été décrits sur la vigne et le vin. Aussi, les recherches visent-elles dorénavant à préparer l'ensemble de la filière vitivinicole au climat de demain. La seconde phase du projet Laccave, porté par l'Inra depuis 2012, s'attache à fournir des pistes opérationnelles d'adaptation au niveau national, région par région, vignoble par vignoble » rapporte l’Institut national de recherche agronomique (INRA). L’organisme spécialisé publie une interview d’une ingénieure spécialisée installée à Bordeaux, Nathalie Ollat. Elle est co-responsable du programme Laccave et s’est penchée sur l’évolution de la filière depuis 2012 pour donner des réponses aux professionnels du secteur.
 
Parmi les grandes lignes de cette interview, l’on retient surtout que la filière va devoir faire preuve d’ingéniosité pour survivre. « En 2013, une étude américaine avait publié que 50 % du vignoble français disparaitrait en 2050 à cause du changement climatique et de la raréfaction de la ressource en eau. Mais les précipitations sont le paramètre le plus mal évalué pour l'instant. D'ici 2050, des solutions techniques seront apparues pour mieux résister aux sécheresses et aux températures plus élevées, accompagner une relocalisation à la marge des vignobles ou le changement de type de vins. Par exemple, l'encépagement a toutes les chances d'évoluer et cette solution est déjà considérée par les organismes d'appellations d'origine. Depuis 2018, les viticulteurs sont autorisés à introduire des cépages extérieurs dans leurs cahiers des charges. Dans le Bordelais, des cépages non autorisés sont testés pour une meilleure adaptation au changement climatique tout en s'assurant qu'ils sont conformes à la typicité des vins de Bordeaux » explique la chercheuse.
 
Dans le domaine du vin aussi, le choc de la transition va advenir et avec son travail de recherche, Nathalie Ollat promet que « tout est en ordre de marche pour cette évolution. »





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