RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
26/03/2019

Pression sur les fournisseurs : Leclerc sous la menace d’une amende de 100 millions d’euros

Sébastien Arnaud



Le ministère de l’Economie a adressé une demande officielle d’amende à l’encontre de E. Leclerc. Bercy estime que le groupe a fait pression sur ses fournisseurs pour qu’ils baissent les prix et demande une sanction de l’ordre de 100 millions d’euros.


Creative Commons - Pixabay
Creative Commons - Pixabay
L’amende a pour objectif de faire passer l’envie de tordre le bras des fournisseurs. Le ministère de l’Economie a fait une demande officielle de sanction financière à l’encontre du groupe E. Leclerc. « Dans le cadre de l'assignation l'an dernier de la centrale d'achats du groupe Leclerc, nous demandons au juge commercial de prononcer une sanction totale de plus de 100 millions d'euros (…) Voilà un signal fort que nous voulons adresser à la grande distribution : en cas de pratiques prohibées par le code du commerce, les enseignes doivent être sanctionnées à la hauteur des dommages économiques qu'elles engendrent » a déclaré la secrétaire d’Etat à l’économie, Agnès Pannier-Runacher. La secrétaire d’Etat a fait cette annonce à l’occasion de la publication du rapport annuel de la Répression des fraudes (DGCCRF).

Concernant Leclerc, deux dossiers justifient, d’après le gouvernement une amende de 100 millions d’euros. D’abord, « la DGCCRF avait constaté que de 2013 à 2015, la centrale d'achat de Leclerc, Galec, avait imposé une remise additionnelle de 10% à une vingtaine de fournisseurs pour les produits qui étaient, l'année précédant les négociations, "également commercialisés par une enseigne de 'hard discount' concurrente". Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire avait déposé en juin 2018 une assignation au Tribunal de commerce de Paris dans le cadre de cette affaire, pour laquelle la Répression des fraudes réclame une amende de 25 millions d'euros et 83 millions d'euros au titre des sommes indûment perçues » rapporte La Tribune.fr. Le second dossier concerne des soupçons de contournement de la loi française en organisant des négociations en Belgique, une affaire qui a entrainé des perquisitions début 2018 du siège du groupe.





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter