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30/05/2018

Pêcheurs et scientifiques collaborent pour une pêche durable




Un bateau de l’Ifremer a pris le large avec deux bateaux de pêcheurs pour évaluer la biomasse de petits poissons. Des données fondamentales pour mettre en place des objectifs et des quotas pour une pêche durable.


Depuis fin avril et jusqu’au 1er juin trois navires sont en mission dans le golfe de Gascogne. Le Thalassa, bateau de l’Ifremer, accompagné par deux bateaux de professionnels de la pêche va évaluer la biomasse des petits poissons pélagiques (anchois, sadines…). « Le navire collecte chaque année depuis près de 20 ans des données sur l'ensemble de l'écosystème pélagique, afin de comprendre comment ces poissons bleus interagissent avec leur environnement physico-chimique (température, salinité...), leurs proies planctoniques et leurs prédateurs (mammifères marins, oiseaux) » explique le communiqué de l’Ifremer.
 
Cette mission est essentielle pour effectuer un état des lieux précis de la biodiversité et ainsi laisser la place aux autorités normatives pour statuer. « Chaque année, l'Union européenne définit des quotas de pêche à partir des biomasses de poissons évaluées grâce à des données scientifiques collectées lors de campagnes à la mer et les données de captures des navires de pêche professionnelle. Ainsi, à l'échelle locale, dans le golfe de Gascogne, l'Ifremer réalise chaque année depuis 2000 une campagne d'évaluation des ressources de poissons (campagne PELGAS) au moyen de son navire de recherche Thalassa » continue le texte de l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

L’association de ce grand organisme de recherche sur la mer avec des pêcheurs professionnels donne une portée toute particulière au projet. « Depuis 2007, les pêcheurs professionnels se sont associés à l'opération et réalisent des chalutages supplémentaires pour aider à identifier les différentes espèces présentes et traduire les échos acoustiques en tonnes de poissons. Les données acoustiques et les captures sont ensuite combinées afin de produire des indices qui reflètent l'évolution des biomasses de chacune des espèces » lit-on plus loin.

L’an dernier, plus de cent expéditions de pêche ont été effectuées dont la moitié par les professionnels. « Cela a permis d'augmenter la précision des indices d'abondance, essentiels pour atteindre l'objectif d'une gestion durable des pêcheries des petits poissons pélagiques du golfe de Gascogne », insiste le communiqué.





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