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04/04/2018

Paris, réduire la circulation améliorerait nettement la qualité de l’air

Sébastien Arnaud



Airparif vient de publier les estimations des effets de la réduction du trafic sur la qualité de l’air. Selon les catégories interdites de circulation dans Paris ou banlieue, les mesures peuvent permettre de réduire jusqu’à 91% le nombre de personnes exposées aux Oxydes d’azote (NOx).


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Quels seront les effets d’une limitation drastique des autorisations de circuler ? En tenant compte des vignettes Crit’Air et de la classification des moteurs en fonction de leurs émissions de gaz toxiques, Airparif a essayé d’évaluer les effets des différents plans possibles. Les chiffres avancés sont intéressants parce qu’ils seront sans aucun doute utilisés par la mairie dans les prochaines semaines alors que plusieurs plans sont envisagés.
 
« Plusieurs scénarios sont à l'étude. Ils combinent une mise en œuvre progressive des restrictions de circulation en fonction des véhicules concernés et des périmètres. Une première étape prévoit l'interdiction des véhicules les plus anciens (sans vignette Crit'Air). Ensuite, les scénarios envisagent une extension de l'interdiction aux véhicules avec une vignette Crit'Air 5, puis à ceux avec vignette Crit'Air 4, et enfin aux véhicules étiquetés Crit'Air 3. L'étape 2 (interdiction des véhicules non étiquetés et étiquetés Crit'Air 5) est déjà en vigueur à Paris depuis le 1er juillet 2017. Les quatre scénarios sont d'abord étudiés pour une application uniquement à Paris intra muros. Les scénarios 3 et 4 sont ensuite étudiés dans l'optique d'une extension de la mesure à l'ensemble de la zone intra A86 » résume le site de référence Actu-Environnement.

Sans trop de surprise, plus les plans vont loin en termes d’interdictions, plus les effets se font ressentir. Corrélation d’autant plus logique qu’on estime que le trafic routier est responsable de plus de 70% des émissions d’Oxydes d’azote (NOx).  « La première étape (interdiction des véhicules non classés) touche 2% des kilomètres parcourus et permet de réduire de 5% les émissions de NOx en Ile-de-France, de 3% les émissions de particules PM10 et de 4% les émissions de PM2,5. L'étape suivante permet de franchir un cap en réduisant de 15% les émissions de NOx, de 8% celles de PM10 et de 11% celles de PM2,5. Elle concernerait 3% des distances parcourues. Enfin, les deux derniers renforcements de la mesure permettent de réduire respectivement de 23% et 44% les émissions de NOx, de 12% et 25% celles de PM10 et de 17% et de 36% celles de PM2,5. Ces deux dernières étapes concernent sensiblement plus de déplacements : 7% et 21% » liste Actu-Environnement.

Airparif avance aussi des chiffres qui prennent en compte des interdictions qui s’appliqueraient jusqu’à l’axe autoroutier A86. Pour les deux niveaux d’interdiction les plus exigeants, le nombre de personnes exposées à des niveaux de NOx supérieurs à la norme pourraient baisser de 51% et de 91%.

Lire en intégralité l’article sur le site Actu-Environnement





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