RSE Magazine
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
25/09/2018

Par les moustiques la pollution plastique contamine tous les animaux

Sébastien Arnaud



Une étude publiée par Bioology Letters montre que les moustiques disséminent les particules de plastiques qu’ils ingèrent dans l’eau. En étant mangé par d’autres animaux et par leurs déplacements à distance des eaux, ils deviennent un agent de contamination important.


Creative Commons - Pixabay
Creative Commons - Pixabay
Quand la pollution se hisse dans la chaine alimentaire. L’étude publiée par Biology Letters est édifiante. Elle montre que les moustiques transportent les microparticules de plastiques qui sont contenues dans l’eau et deviennent des agents de contamination d’autres espèces ou milieux naturels. « On pensait jusqu'ici que les aliments et les déchets ingérés par la larve lors de son développement étaient éliminés par sa transformation en insecte adulte, lorsque le tube digestif est renouvelé pendant la mue. Mais les chercheurs de l'université de Reading (Grande-Bretagne), auteurs de l'étude de Biology Letters, ont découvert que ce n'est pas le cas. Non digérées, les microparticules de plastique sont en effet « stockées » dans la partie arrière de l'abdomen, appelée tubules de Malpighi, qui reste intacte lors de la mue » résume Futura Sciences . Le site spécialisé qui a repéré cette étude, explique que c’est la première fois que le lien entre les moustiques et la pollution est établi.
 
« Pour le vérifier, les chercheurs ont plongé 150 larves de moustique dans des aquariums contenant des microparticules de polystyrène fluorescent de 2 et 15 microns (µm). Ils ont ensuite étudié la concentration de ces microparticules à chaque stade de développement (larve, nymphe et moustique adulte). Résultat, environ 1 % des particules de 2 µm sont conservées dans l'abdomen (celles de 15 µm étant presque totalement éliminées). Cela peut paraître peu, mais ça fait tout de même une quarantaine de microparticules pour chaque moustique adulte (pour une concentration de 3.000 dans la larve) »  lit-on plus loin.

Une observation d’autant plus inquiétante qu’elle pourrait bien être vraie pour d’autres espèces d’insectes qui se développent également dans l’eau. Ensuite, comme les moustiques, ces insectes sont ingérés par des oiseaux ou d’autres animaux qui ne vont pas plus qu’eux faire disparaitre ce plastique.
 
Lire en intégralité l’article de Futura Sciences





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



RSS
Twitter
Facebook
Recherche