RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
17/10/2019

Nobel d’économie : une française et deux américains pour leurs travaux sur la pauvreté




Le 51ème Nobel de l’économie – plus exactement le prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel – récompense les travaux de Esther Duflo, Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Ils sont récompensés pour avoir inventé une « nouvelle approche » dans la lutte contre la pauvreté.


Creative Commons - Pixabay
Creative Commons - Pixabay
La pauvreté n’est pas une fatalité mais le résultat de facteurs économiques. Les lauréats du 51ème prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel – communément appelé Nobel d’économie – ont ouvert de nouvelles perspectives dans le domaine. Esther Duflo, franco-américaine ainsi que les deux américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer sont récompensés pour avoir « introduit une nouvelle approche pour obtenir les réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde. »

Les économistes ont travaillé à des solutions opérationnelles pour lutter contre la pauvreté dans une démarche globale de développement. « Au milieu des années 1990, Michael Kremer, 54 ans, professeur à l’université Harvard, a « démontré à quel point cette approche peut être puissante en utilisant des expériences de terrain pour tester diverses interventions susceptibles d’améliorer les résultats scolaires dans l’ouest du Kenya », explique l’Académie. Mariés à la ville, Abhijit Banerjee et Esther Duflo ont ensuite réalisé des études similaires sur d’autres questions et dans d’autres pays. Leurs méthodes de recherche expérimentale dominent désormais l’économie du développement » nous apprend Le MondeLes trois économistes vont se partager la dotation de la récompense qui est de 9 millions de couronnes suédoises, soit 830 000 euros.

Sur les 51 récompenses de ce type qui ont été décernées, Esther Duflo est la deuxième femme à être récompensée. A 46 ans seulement elle est aussi une des plus jeunes. Économiste avec son mari au Massachusetts Institute of Technology (MIT) elle est déjà largement reconnue dans son domaine. En 2010 elle a été récompensée par la médaille John Bates Clark. « Ses travaux lui avaient valu en 2013 d’être choisie par la Maison Blanche pour conseiller le président Barack Obama sur les questions de développement, en siégeant au sein du nouveau Comité pour le développement mondial » précise Le Monde. Naturalisée américaine en 2012, elle a commencé sa carrière académique en France et détient la chaire « Savoir contre la pauvreté » au Collège de France. 
 





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter