RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
15/03/2019

Mozambique, les effets de la disparition des grands carnivores

Sébastien Arnaud



Un article spécialisé publié par la revue « Science » montre que la disparition des prédateurs au Mozambique a des conséquences importantes sur le comportement de la faune et donc finalement sur toute la biodiversité locale.


Creative Commons - Pixabay
Creative Commons - Pixabay
La biodiversité est un équilibre fragile. Le moindre changement a des effets sur toute la chaine alimentaire, d’autant plus lorsqu’une révolution a lieu tout en haut de cette dernière. « Libérées de la peur d'être dévorées, les proies modifient leur comportement. Des changements qui ont des conséquences bien au-delà des espèces concernées. Dans un article publié dans la revue Science  une équipe internationale de chercheurs montre comment la disparition des prédateurs a eu des conséquences à long terme pour l'ensemble des populations animales et végétales au Mozambique » lit-on dans les colonnes du Figaro .

Le quotidien français explique en détails le contexte qui a amené à cette situation problématique pour ce pays. Les années de guerres civiles qui se sont achevées au début des années 1990 ont causé la mort de près d’un million de personnes. Du côté de la biodiversité, les conséquence se font encore ressentir. « Dans le Parc national de Gorongosa, quasiment toute la population animale a été décimée. Près de trente ans après la fin du conflit, suite à un gros projet de restauration écologique les animaux reviennent peu à peu. Les populations de certains herbivores récupèrent même leurs effectifs d'avant-guerre. Mais la vie sauvage est désormais différente. Si quelques lions sont revenus, les autres carnivores tels que les hyènes ne sont plus là et c'est tout un écosystème qui est chamboulé. Justine Atkins, première auteure de la publication et doctorante à l'université de Princeton, a mis en place un dispositif expérimental pour décrypter le comportement des mammifères troublés par ce déficit de prédateurs » nous apprend l’article.

Par ce que les chercheurs appellent « l’écologie de la peur », les carnivores ont un impact sur le comportement de leurs proies et donc sur la nature. « Ayant un accès aux plantes sans la moindre pression prédatrice, les animaux des plaines sont en meilleure condition physique que ceux restés en forêt. Ils occupent des niches écologiques d'autres espèces qui elles aussi doivent modifier leurs habitudes. Les chercheurs parlent ici de «cascade trophique». Un changement en haut de la chaîne alimentaire se répercute sur tous les étages inférieurs compris sur la flore » lit-on plus loin.

Lire en intégralité l’article cité sur le site du Figaro





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter