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18/12/2017

Management bienveillant, beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Sébastien Arnaud



Le management bienveillant est mis en avant par nombre d’entreprises. Dans une tribune publiée par l’édition française du site The Conversation, Michel Albouy professeur de finance à Grenoble revient sur l’hypocrisie qui entoure cette mode.


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Management bienveillant sur toute les bouches mais pas dans beaucoup d’entreprises. Ce n’est pas parce que tout le monde en parle que c’est une réalité. Dans le domaine du management et de la RSE, cette réflexion est d’autant plus vraie que l’on observe souvent une nette différence entre les effets de mode et la réalité dans le milieu professionnel. Ainsi, on parle parfois d’une « nouvelle tendance » qui en fait ne concerne que quelques petites startups médiatisées ou quelques immenses groupes très rentables par ailleurs.

Dans une tribune publiée par la version française du site The Conversation, Michel Albouy, professeur de finance à l’Ecole de Mangement de Grenoble souligne le paradoxe. « Tout le monde se souvient de la publicité de McCain Foods au sujet de ses frites surgelées : « C’est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus ». En matière de management bienveillant, nous proposons de renverser le slogan en affirmant que « c’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins » » commence-t-il.

Remarquant que le concept est très largement débattu dans les milieux universitaires mais peu mis en place de manière concrète, il s’interroge sur la présence d’un double discours. L’ère numérique est l’ère de la pression sur les travailleurs qui doivent en faire toujours plus pour démontrer leur utilité. « Ainsi, il ne suffit pas d’installer une salle de sport, d’organiser des séances de yoga, de décréter des journées sans mails ou sans téléphone portable, etc., pour transformer la situation des salariés de ces entreprises et améliorer leur bien-être au travail. C’est peut-être du reste parce que les salariés ont de plus en plus de mal à s’adapter aux exigences de leurs managers (toujours plus quantifiées) qu’ils ont tendance à se désengager ; un mal repéré par les directions des ressources humaines » commente le professeur.

Lire en intégralité l’analyse de Michel Albouy sur The Conversation.fr





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