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15/01/2019

Les mesures du gouvernement contre la pollution lumineuse




Le ministère de la Transition énergétique et solidaire annonce un changement de politique publique sur la pollution lumineuse. Les bâtiments officiels devront être éteints au plus tard à 1h du matin. Les délais obligatoires pour éteindre les parkings de zones d’activités et chantiers extérieurs sont également raccourcis.


Creative Commons - Pixabay
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« Qui n'a jamais été interpellé par le fait de voir allumées, en pleine nuit, des lumières qui n'avaient pas lieu d'être utilisées ? » interroge le ministère de l’Ecologie en introduction d’un communiqué sur la pollution lumineuse. L’exécutif annonce ainsi une évolution de la réglementation de 2013 sur l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels. L’arrêté publié à l’époque prévoyait des plages horaires imposant l’extinction des lumières : « Les lumières des vitrines et des commerces ainsi que les éclairages des façades des bâtiments devaient être éteints à 1 h du matin et celles des bureaux (en intérieur) 1 h après la fin de l'activité. »

Désormais, un arrêté publié le 27 décembre 2018 modifie légèrement la réglementation. « Il reprend les plages horaires existantes mais précise un certain nombre de cas particuliers sur la temporalité : Les lumières éclairant le patrimoine et les parcs et jardins accessibles au public devront être éteintes au plus tard à 1 h du matin ou 1 h après la fermeture du site ;  Les parkings desservant un lieu ou une zone d'activité devront être éteints 2 h après la fin de l'activité, contre 1 h pour les éclairages de chantiers en extérieur. Ces mesures (sauf les éclairages des chantiers) peuvent être adaptées si ces installations sont couplées avec des dispositifs de détection de présence ou avec un système d'éclairage naturel » indique le ministère de l’Ecologie.

D’autres mesures restrictives visent à limiter des pratiques de gaspillages évident de lumière. « L'objectif est de réduire l'intensité lumineuse des luminaires en alliant sécurité et visibilité des personnes et limitation des impacts sur la biodiversité. L'arrêté interdit également l'éclairage vers le ciel. Toute personne dont le logement est situé au-dessus d'un lampadaire ne devra donc plus être gênée par cette lumière intrusive. Les luminaires installés après le 1er janvier 2020 devront être conformes à l'ensemble des dispositions. Pour les luminaires existants, l'entrée en vigueur varie selon la disposition et le type de luminaire. Les canons à lumière sont d'ores et déjà interdits, les mesures liées à la temporalité seront, elles, effectives au 1er janvier 2021 » prévient le ministère.
 





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