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10/04/2019

Les glaciers continuent à fondre




Une étude publiée par Nature et reprise par Le Monde montre l’étendu de la fonte des glaces depuis un demi-siècle. Les conséquences sont impressionnantes avec une perte annuelle estimée à trois fois l’ensemble du volume de glace des Alpes.


Creative Commons - Pixabay
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9 600 milliards de tonnes de glace ont été soustraits aux glaciers ces cinquante des dernières années. C’est le bilan de l’étude que publie Nature et dont Le Monde reprend les grandes lignes. Cette fonte des neiges « éternelles » a causé une élévation du niveau de la mer de 2,7 centimètres en un demi-siècle, soit plus de 25% de la hausse globale. Un des hauteurs de l’étude, explique que chaque année les glaciers du monde entier perdent trois fois l’équivalent en volume des glaces des Alpes. « Pour mener cette étude, qui couvre dix-neuf des régions les plus englacées du globe, l’équipe internationale de chercheurs s’est fondée sur deux types de données recueillies entre 1961 et 2016 : des photographies aériennes et satellites de 19 000 glaciers du monde, permettant de calculer leurs pertes de masse sur de longues périodes ; et des observations de terrain (carottages, mesures de précipitations et de fonte) pour 450 d’entre eux, représentatifs de massifs entiers, afin de connaître leur variation et réponse annuelle au changement climatique » explique Le Monde .

En retenant les cinquante dernières années comme échelle d’analyse, les chercheurs tiennent à préciser que le rythme s’est accéléré au fur et à mesure. « Résultat : la perte de masse s’est accélérée au cours des trente dernières années, particulièrement lors de la décennie 2006-2016, pour atteindre 335 milliards de tonnes (gigatonnes, Gt) de glace perdues chaque année. Soit davantage que la fonte du Groenland (− 280 Gt par an entre 2002 et 2016) et de l’Antarctique (− 252 Gt par an entre 2009 et 2017), ces deux calottes glaciaires étant elles-mêmes engagées dans un grave processus de recul. Ces nouvelles estimations sont plus inquiétantes que les dernières parues dans Science en 2013, qui évoquaient 260 Gt en moins chaque année entre 2003 et 2009 » ajoute le quotidien français.





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