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20/08/2018

Le pétrolier français Technip sommé de mieux traiter ses salariés




Le géant du CAC 40 français Technip, qui a fusionné avec l’américain FMC, fait parler de lui. Des représentants du personnel et l’administration du travail soulignent des conditions de travail inacceptables.


Creative Commons - Pixabay
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Encore de la mauvaise publicité pour Technip. La société française du CAC 40, devenue TechnipFMC depuis la fusion avec un opérateur américain en janvier 2017, est cette fois décriée pour des conditions de travail déplorables. Après avoir été montrée du doigt, notamment par des personnalités politiques, pour une fusion qui fait perdre à la France un fleuron rentable de l’énergie, c’est un autre sujet clé qui inquiète.

La RSE est sur toutes les lèvres et les grands groupes savent qu’ils ne peuvent faire l’impasse sur ces questions. En contre-exemple très parlant, TechnipFMC réalise que les pratiques douteuses finissent toujours par entrainer des polémiques. « Après avoir, expertises et enquêtes à l'appui, alerté à de multiples reprises la direction, les instances représentatives et les syndicats CFDT et CGT sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont assigné en justice l'entreprise de services pétroliers pour la contraindre à assurer la sécurité de ses salariés. La procédure, lancée début juin, se trouve confortée par une mise en demeure de l'administration du travail, le 25 juin, pour "non-respect du principe général de prévention d'évaluation des risques" psychosociaux (RPS) » lit-on sur le site Boursorama .

Les syndicats n’ont pas eu de difficultés à plaider leur cause après de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence et de l’emploi (Direccte). Cette dernière a noté les remarques des représentants du personnel et donne six mois à Technip France pour évaluer en détail la situation et proposer des solutions concrètes.

Le groupe affirme avoir déjà lancé le mouvement avec la prise en compte des risques psychosociaux dans les risques professionnels et lancer un chantier de réformes. Des déclarations qui agacent, d’autant que les syndicats estiment que le contexte nocif est largement dû aux réorganisations du groupe depuis trois ans. « Trois salariés ont mis fin à leurs jours depuis, dont deux en 2016 et 2017 qui travaillaient dans un même service à La Défense, près de Paris. Le premier de ces deux suicides, survenu dans l'entreprise, a été reconnu comme accident de travail » relèvent des représentants du personnels interrogés par l’AFP et repris par Boursorama.





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