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10/12/2019

Le "Prix Nobel alternatif" remis à Davi Kopenawa




Le chamane yanomami Davi Kopenawa, surnommé le « dalaï-lama de la forêt amazonienne », a reçu le Right Livelihood Award, connu comme le "Prix Nobel alternatif" le 4 décembre dernier lors d'une cérémonie qui s'est déroulée à Stockholm.


Creative Commons - Pixabay
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Un prix très politique a été remis à Stockholm le 4 décembre dernier. Davi Kopenawa, surnommé le "dalaï-lama de la forêt amazonienne" a été récompensé par le Right Livelihood Award. Chaque année, ce "Prix Nobel alternatif" récompense une personnalité pour son engagement. « Je veux aider mes frères autochtones en demandant aux autorités internationales de faire pression sur le gouvernement brésilien afin qu'il démarque les terres d'autres peuples autochtones. J'ai toujours lutté pour les droits de mon peuple, les Yanomami et les Ye'kwana. Ce prix est une nouvelle arme pour renforcer le combat de notre peuple », a déclaré le lauréat lors de la remise du prix.

Par communiqué, l'ONG Survival International, explique que depuis vingt ans, Davi Kopenawa mène "la campagne de son peuple pour protéger leur territoire en Amazonie; combiné au territoire yanomami au Venezuela, il s'agit du plus vaste territoire de forêt tropicale sous contrôle autochtone dans le monde." 

Le représentant de ce peuple menacé est le président de Hutukara, une organisation yanomami qui partage avec lui le prix décerné.  :"il a pour la première fois quitté le Brésil en 1989 lorsque Survival International, lauréate du Right Livelihood Award cette année-là, l'a invité à venir en Europe pour accepter le prix en son nom", ajoute Survival International.

Par la suite, Survival a organisé "en 1991 le premier voyage de Davi aux États-Unis, où il a rencontré le secrétaire général de l'ONU, des membres de la Commission interaméricaine des droits de l'homme et des sénateurs américains afin de sensibiliser le grand public au génocide imminent des Yanomami alors que des orpailleurs envahissaient leur forêt tropicale, introduisant ainsi des épidémies meurtrières et une violence chronique."





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