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26/04/2018

L’irresponsabilité de Facebook ne change rien à son succès

Sébastien Arnaud



Malgré le scandale planétaire autour des fuites de données personnelles et de leur utilisation pour des fins politiques et de manipulation des masses, Facebook vient de clôturer un trimestre en forte hausse. Un contre-exemple évident des effets positifs de la RSE.


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La responsabilité c’est bon pour les affaires. Alors que RSE Magazine n’a de cesse d’aller chercher dans l’actualité universitaire, économique, associative ou intellectuelle des exemples qui montrent que la RSE est devenu un concept réaliste, Facebook est le contre-exemple. Le réseau social vient de faire parler de lui aux quatre coins de la planète pour son traitement irresponsable de données personnelles. Mark Zuckerberg a répondu aux questions accusatrices d’élus américains et l’épisode a été analysé dans tous les pays du monde. Il a reconnu des dérives et s’est montré sans réponse face à ces enjeux de défense de la vie privée. Et pourtant, sa société ne s’est jamais aussi bien portée.
 
« Le réseau social a dégagé, durant les trois premiers mois de l’année, un bénéfice net de 5 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros), en hausse de 63 % sur un an. Rapporté par action, référence en Amérique du Nord, le bénéfice ressort à 1,69 dollar (1,38 euro), au-dessus du bénéfice de 1,35 dollar attendu en moyenne par les analystes. Le chiffre d’affaires est, lui aussi, meilleur qu’anticipé en moyenne par les marchés, en hausse de 49 %, à 12 milliards de dollars. Les seules recettes publicitaires, qui constituent la quasi-totalité des revenus du groupe, ont bondi de 50 %, à 11,8 milliards de dollars » rapporte Le Monde.
 
Les investisseurs savent désormais que les tempêtes ont beau se déchainer, rien ne semble atteindre le géant mondial. En trois mois, alors que des appels à fermer les comptes ont été largement repris par les médias, le nombre d’utilisateurs actifs a augmenté de 13% pour atteindre 2,2 milliards de personnes. C’est exactement ce qu’avait prévu le groupe avant le scandale Cambridge Analytica. La mauvaise pub n’est pas toujours mauvaise pour les affaires donc, et à l’annonce des résultats du premier trimestre 2018, l’action Facebook faisait un bon de 4,45%.





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