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20/02/2019

L’écologie politique a-t-elle encore du sens ?




Alors que Yannick Jado, tête de liste du parti écologiste pour les européennes, fait la tournée des plateaux de télévision, la question de l’utilité d’un courant politique écologique se pose plus que jamais. L’urgence environnementale remet-elle en question l’écologie politique quand elle reste ultra minoritaire.


Creative Commons - Pixabay
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Si l’écologie politique était un large consensus, ou une coalition de sensibilités derrière des objectifs écolos, la question ne se poserait pas. Mais puisque le parti écologiste ne parvient as à dépasser la barre des 10% dans les sondages, il faut se demander si l’écologie politique a encore du sens. A ce titre, le parti écologiste joue gros aux prochaines élections européennes. S’il ne mobilise pas sérieusement les foules, son efficacité sera d’autant plus remise en question. « Episode de sécheresse sans précédent en Australie, vague de froid record aux États-Unis, déclin de 40 % des espèces d’insectes, fonte d'importants glaciers en Antarctique … Alors que les annonces de catastrophes écologiques se multiplient, une prise de conscience du désastre climatique à venir semble se former dans l’esprit des citoyens.  A trois mois des élections européennes, comment les thématiques écologiques vont se manifester dans le scrutin ? Comment les verts vont-ils se positionner entre populisme et libéralisme ? Les pays de l’Union européenne peuvent-ils se mettre d’accord sur une politique écologique ambitieuse ? » s’interroge très justement France Culture.

En interrogeant l’eurodéputé Yannick Jadot, la radio met l’élu devant la question fondamentale que se pose les militants écologistes. L’urgence climatique invite à prendre des actions immédiates quand avec un parti ultra minoritaire, des actions de gouvernement ne sont pas pour demain. Le mouvement des gilets jaunes montre d’ailleurs que faire de la politique autrement et imposé son calendrier au gouvernement était possible. Une situation que les militants environnementaux sont encore loin d’atteindre même si Yannick Jadot fait montre d’optimisme : « J’ai discuté avec plusieurs Gilets jaunes et aucun n’a nié l’urgence écologiste. » Certes, l’urgence écologique n’est pas remise en question. Il n’en reste pas moins indéniable que ce ne sont pas ces sujets qui créent des mouvements au-dessus des partis.





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