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06/06/2019

Interpol lance sa première traque de fugitifs pour crimes environnementaux




Mardi 4 juin, pour la première fois, Interpol a lancé un appel à témoins concernant sept fugitifs recherchés pour crimes environnementaux. Une première historique qui a eu lieu la veille de la journée mondiale de l’environnement.


DR Initerpol
DR Initerpol
Les appels publics à témoins sont rares pour Interpol. L’institution de collaboration internationale des polices n’émet ce genre d’appels aux polices du monde entier que pour des personnes dont l’arrestation est jugée prioritaire. Alors la diffusion mardi 4 juin du premier appel de ce type concernant des fugitifs suspectés de crimes environnementaux est une première du genre. « Cet appel public, très rare de la part de l'organisation basée à Lyon, vise sept personnes faisant l'objet de "notices rouges", les demandes d'arrestation en vue d'extradition émises par Interpol sur demande de ses pays membres. "Selon les services de police de ces pays, les criminels ont été impliqués dans plusieurs types de crimes contre l'environnement, comme l'exploitation illégale du bois, le braconnage ou le trafic d'ivoire notamment", a détaillé à l'AFP le directeur exécutif et numéro deux d'Interpol Tim Morris » rapporte BFMTV .

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement qui avait lieu mercredi 5 juin, la direction d’Interpol a voulu démontrer que l’organisation prenait très au sérieux les affaires de crimes environnementaux. « Cet appel concerne Guo Qin Huang et Muk Nam Wong, recherchés par la Chine pour trafic d'espèces protégées, Nicholas Mweri Jefwa et Samuel Bakari Jefwa, traqués par le Kenya pour trafic illégal de trophées de chasse et crime organisé, Ergest Memo et Taulant Memo, recherchés en Grèce pour exploitation illégale de bois ainsi que Bhekumusa Mawillis Shiba, pourchassé pour crimes contre la faune par le Royaume d'Eswatini » poursuit la chaine d’info en continue. Une adresse mail est ainsi communiquée pour les personnes qui auraient des informations concernant ces fugitifs.

Jusqu’ici cette méthode d’appels à témoins avait été réservée à des fugitifs accusés de pédophilie. Les résultats ont d’ailleurs été plutôt positifs comme le dernier appel de 2007 qui a permis d’arrêter 11 jours après son émission un suspect en Thailande qui sera ensuite condamné pour abus sexuels sur mineurs.





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