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29/11/2019

Hausse des arrêts de travail prescrits avec des consignes de moins en moins respectées




Une étude du groupe Malakoff Mederic Humanis montre que durant l’année précédente 44% des salariés se sont faits prescrire un arrêt de travail. Mais 28% d’entre eux ont décidé de ne pas respecter les consignes médicales.


Creative Commons - Pixabay
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Avec une augmentation de deux points par rapport à une étude similaire effectuée en 2016, près d’un salarié sur deux est concerné. C’est ce que nous apprend une étude de Malakoff Mederic Humanis qui s’est intéressée aux douze derniers mois. « 44% des salariés se sont vus prescrire un arrêt de travail, selon l'étude réalisée par le groupe de protection sociale Malakoff Méderic Humanis sur l'absentéisme en entreprise, soit deux points de plus qu'en 2016. Certaines catégories sont plus représentées, comme les salariés ayant des responsabilités familiales (enfants en bas âge, proches malades...). Tout comme ceux dont l'entreprise maintient le salaire lors des trois premiers jours d'arrêt » résume BFMTV.

L’élément le plus frappant de l’enquête concerne le comportement de ceux qui se sont vus prescrire un arrêt. L’étude qui a interrogé 1 500 personnes et 400 dirigeants d’entreprises montre que les consignes des médecins sont de moins en moins respectées. « 28% des sondés avouent ne pas avoir respecté les consignes de leur médecin, soit 9 points de plus en 3 ans. Parmi eux, 11% se sont arrêtés moins de jours que ceux fixés par le médecin (+8 points en 3 ans). Une attitude plus fréquente chez les managers ou les salariés exerçant en télétravail et parmi ceux qui se sont vus prescrire un arrêt compris entre 6 et 15 jours » ajoute la chaine d’info.

S’il faudrait faire du cas par cas pour évaluer précisément la situation, des grandes tendances apparaissent tout de même. On note ainsi une augmentation de cinq points de ceux qui ne tiennent pas du tout compte de l’arrêt (17%), pour la plupart il s’agit d’arrêt ne dépassant pas les dix jours. Et du côté des raisons évoquées par les sondées, 37% expliquent que c’est pour des raisons financières, 22% parce qu’ils ne se sentent pas de déléguer leur travail et 18% pour ne pas peser sur leurs collègues.





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