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12/11/2018

Fraude : les réseaux sociaux scrutés par l’administration fiscale




Le ministre de l’Action et des Comptes publics a expliqué à M6 que l’administration fiscale allait utiliser les réseaux sociaux pour vérifier les incohérences avec les déclarations. Une déclaration dont l’annonce semble pourtant aller contre l’efficacité de la mesure.


Creative Commons - Pixabay
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Prévenir les fraudeurs c’est leur donner une chance de s’en sortir. Pourtant c’est ce que Gérald Darmanin semble faire lorsqu’il dévoile une partie de la stratégie de l’administration fiscale pour les prochaines années. Interrogé par l’émission « Capital » diffusée par M6, le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé que les réseaux sociaux seront désormais utilisés pour détecter les fraudeurs. La mesure sera testée l’année prochaine, a-t-il annonce.

« Nous allons pouvoir mettre les réseaux sociaux dans [une] grande base de données. Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo, manifestement de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, peut-être pas » explique le ministre dans des propos repris par la presse. « Seuls les comptes personnels publics seront auscultés, les comptes fermés n'étant pas en capacité de faire l’objet d’un automatisme, sans du moins malmener à l'échelle industrielle le secret des correspondances. « Des gens gagnent très peu et vivent dans de belles voitures » a insisté Darmanin, ciblant des « anomalies de train de vie », pour reprendre l'expression d'un data scientist interviewé par M6 » note le site spécialisé NextInpac t.

Alors que l’article de NextInpact s’interroge judicieusement sur la légalité d’une telle mesure qui se penche sur des données personnelles pour détecter une fraude, la démarche s’apparente certainement plus à un coup de communication. SI l’efficacité avait été la priorité absolue du gouvernement, on imagine mal qu’il aurait prévenu des méthodes qui allaient être employées pour surprendre les fraudeurs. Désormais la situation est limpide : fraudeurs, attention à ne pas trop frimer, en tout cas en ligne.

Lire en intégralité l’article publié par le site NextInpact (accès payant)





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