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07/03/2019

Forage en Guyane, Greenpeace quand Total pleure




La réaction de Greenpeace à l’annonce de l’arrêt du projet d’exploration et exploitation au large de la Guyane ne s’est pas fait attendre. L’ONG a publié un communiqué enthousiaste qui sonne comme un victoire alors même que dans ce dossier, tous les recours des associations ont été vains.


Creative Commons - Pixabay
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Pour Greenpeace, c’est l’histoire d’une victoire après avoir perdu toutes les batailles. Total abandonne finalement son projet d’exploitation d’hydrocarbures au large de la Guyane. « Nous nous réjouissons de cette nouvelle ! Ce projet était particulièrement risqué, notamment parce qu'il s'agit de forages profonds, ce qui constitue un défi industriel immense. Il y avait donc de quoi être particulièrement inquiets. Cette frontière du pétrole ne sera finalement et définitivement pas ouverte. La loi hydrocarbure votée fin 2017 et visant à mettre fin à l'exploitation d'hydrocarbures en France empêche le démarrage de nouveaux forages exploratoires sur le territoire français. C'est donc bel et bien terminé pour les projets de Total en Guyane » commence le communiqué de l’association.
 
La nouvelle est d’autant plus réjouissante, qu’elle est une surprise. Comme le grand public, Greenpeace a appris de Total l’abandon de ce projet pour des raisons pragmatiques. Les premiers retours des explorations n’étaient pas satisfaisants et le groupe pétrolier a décidé de ne pas poursuivre. « Le Récif de l'Amazone est un écosystème unique qui s'étend de la Guyane jusqu'au Brésil (au moins) et qui présente une grande pertinence écologique. Même si la partie guyanaise du récif semble être hors de danger, c'est en réalité toute la zone qui doit être protégée, une bonne fois pour toute » a ajouté Greenpeace, rappelant au passage que la zone était loin d’être sauvée. « En effet, au Brésil, ce sont 2000 blocs de forage qui sont en vente de manière permanente, à terre mais aussi en mer, dont certains se trouvent près du Récif de l'Amazone. Des menaces existent donc encore sur cet écosystème. Quoi qu'il en soit, pour préserver de manière efficace les océans, nous avons besoin d'instruments juridiques qui permettent de le faire. C'est tout l'objet des négociations qui ont lieu à l'ONU sur le Traité international de la haute mer. Celui-ci devra être assez ambitieux pour laisser la possibilité de créer des aires marines protégées, où aucune exploitation ou activité humaine ne sera possible. D'autre part, l'urgence climatique ne laisse aucune place pour de nouvelles exploitation d'hydrocarbures. Ni en Guyane, ni au Brésil, ni nul part.
 





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