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En une heure et de la salive, un test Covid va changer la donne

Sébastien Arnaud
12/06/2020



Plus accessible, faisable par nos propres moyens et peu cher, un test salivaire a été mis au point pour détecter une infection au Covid-19. Pas fiable à 100% il pourrait être précieux notamment en étant combiné avec les autres tests.



Creative Commons - Pixabay
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Tester et mettre en quarantaine. Tester avant de rejoindre des lieux collectifs. Tester pour s’assurer que les soignants n’ont pas été contaminés. On pourrait décliner à l’infini les solutions à la crise du Covid-19 qui impliquent un test. C’est principalement le manque de tests et de connaissances sur le nombre de personnes contaminées et contagieuses qui ont eu pour conséquence l’ouverture de l’abime économique dans lequel nous sommes. Raison pour laquelle l’annonce d’un test salivaire grand public est une bonne nouvelle. 
 
« Afin de détecter la présence ou non du coronavirus dans l’organisme, des équipes du CNRS et du CHU de Montpellier ont travaillé à la mise en place d’un test salivaire, plus rapide et plus simple que le test PCR par prélèvement nasal. Le Pr Reynes, investigateur principal pour l’évaluation clinique du test, nous explique son fonctionnement » introduit LCI  qui a interrogé le chercheur.
 
« Ce test fonctionne sur une technique PCR un peu particulière. Concrètement, il s’agit d’un prélèvement de salive. L’échantillon est placé dans un tube avec des réactifs qui sont chauffés à 65°C. Suit une révélation colorimétrique : la couleur permet de déterminer si la personne est positive au coronavirus ou non au moment du test. L’avantage majeur est que nous pourrons donner le résultat au bout de 60 minutes, quand les étapes classiques d’une PCR prennent plusieurs heures » explique-t-il.
 
Moins intrusif, moins douloureux, il est surtout plus facile à effectuer et faisable seul chez soi. Ce qui évite notamment les risques de transmissions aux personnels soignants lors du test. « Nous avons testé des personnes connues positives et des soignants, pour lesquels nous souhaitions savoir s’ils étaient porteurs ou non. Résultat : la sensibilité est supérieure à 70%. Il n’existe aucun test avec 100% de sensibilité. Cette technique est aussi bonne que la PCR classique. Le nombre de faux positifs est très faible » ajoute le professeur Reynes.

En revanche, malgré le fait qu’il ne soit pas non plus fiable à 100%, combiné avec d’autres tests il permet de gagner en précision. « Si une personne est négative sur les deux tests, elle n’a vraisemblablement pas eu le virus par le passé et n’a, a priori, pas d’infection active. Si le test salivaire est positif et la sérologie négative, cela laisse penser que nous sommes en début d’infection. En revanche, si les deux tests sont positifs, nous sommes vraisemblablement dans la deuxième partie de l’infection, et la personne est alors peu contagieuse. Enfin, si le test salivaire est négatif et la sérologie positive, alors l’infection est déjà passée » conclue-t-il.

Lire ici en intégralité l’interview sur le site de LCI


Tags : Covid-19, LCI, Reynes




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