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05/03/2019

Droits fondamentaux, la famille de Carlos Ghosn saisit l’ONU

Sébastien Arnaud



Les proches de Carlos Ghosn viennent d’annoncer qu’ils saisissaient les Nations Unis pour dénoncer ses conditions de détentions. D’après eux, les droits fondamentaux de l’ancien patron de Renault ont été bafoués.


Creative Commons - Pixabay
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Depuis trois moi Carlos Ghosn est en prison au Japon. Tous les recours de sa défense japonaise ont été rabroués par la justice locale. Les demandes répétées de libération sous caution ont été rejetées notamment parce que l’homme d’affaires franco-libanais a plusieurs nationalités et serait donc à risque. Face à l’épuisement des recours, la défense française de Carlos Ghosn a décidé de passer au niveau supérieur. « La famille de Carlos Ghosn, emprisonné depuis plus de trois mois au Japon, a décidé de saisir les Nations unies, estimant que les « droits fondamentaux » de l’ancien dirigeant de Renault et Nissan n’étaient pas respectés, a annoncé, lundi 4 mars, son avocat. « Nous avons pris la décision de saisir les instances de l’ONU chargées de veiller au respect des droits fondamentaux pour tous », annonce la famille de l’ex-PDG de Renault, dans un communiqué lu par Me François Zimeray, avocat au barreau de Paris. « Voilà plus de cent jours que Carlos Ghosn est emprisonné au Japon » dans un lieu de détention « aux règles moyenâgeuses », dénoncent les proches de l’homme d’affaires dans ce communiqué. Me Zimeray a précisé que cette saisine s’effectuait auprès du groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD) de l’organisation internationale » rapporte Le Monde.

Les avocats de la famille de Carlos Ghosn tirent leur dernière cartouche dans un dossier de fraudes fiscales présumées et soupçons d’abus de confiance très complexe. S’il y a peu de chances que le recours aux Nations Unies modifie la décision de la justice nippone, il participe à éclairer d’un jour peu flatteur les institutions de ce pays. Des associations ont à plusieurs reprises alerté sur les conditions de détention du chef d’entreprise. Mais ce sont surtout les conditions dans lesquelles le détenu Ghosn a accès à son avocat et à l’élaboration de sa stratégie de défense qui sont problématiques.

Modification : Quelques heures après la publication de l'article, la justice japonaise a rejeté l'appel du parquet local. Carlos Ghosn est autorisé à sortir de prison contre une caution de 7,9 millions d'euros.
 





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