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22/10/2019

Dieselgate : quatre ans plus tard Volkswagen a des raisons de regretter




Depuis que le groupe a admis qu’il avait truqué les taux d’émission de CO2 de ses véhicules en 2015, les ennuis ont continué à se bousculer. De quoi faire réfléchir les entreprises qui envisageraient de prendre des raccourcis avec l’honnêteté.


Creative Commons - Pixabay
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Les conséquences judicaires n’en finissent pas pour Volkswagen. Un peu comme un chauffard qui regrettera toute sa vie un écart, le groupe en a encore pour des années à assumer sa malhonnêteté. Depuis septembre 2015, et l’aveu de trucage de 11 millions de véhicules sur leurs émissions officielles de CO2, le géant automobile collectionne les poursuites judiciaires. « Le scandale, surnommé « dieselgate », a déjà coûté à l’entreprise plus de 30 milliards d’euros en amendes, frais juridiques et indemnisations de clients. Mais elle n’est pas encore au bout de ses peines. En plus du recours collectif lancé, lundi 30 septembre, au tribunal régio­nal de Brunswick (Basse-Saxe, nord de l’Allemagne), par les propriétaires de près de 450 000 véhicules en Allemagne, 61 000 procès individuels ont déjà été intentés, outre-Rhin, par des clients. La plupart de ces poursuites sont en cours, mais, dans quelques cas très médiatisés, la justice a tranché en faveur des plaignants, créant une série de précédents inquiétants pour le géant de l’automobile » rappelait Le Monde  au début du mois.

C’est tout le paradoxe de Volkswagen qui a triché pour prendre un raccourci et qui assiste à l’ouverture de multiples fronts de vulnérabilité. Un acquéreur du modèle Tiguan en Allemagne a ainsi obtenu fin septembre de se faire rembourser au prix d’achat le véhicule. Les juges ont estimé sans difficulté à appuyer leur raisonnement, que le constructeur a délibérément trompé l’acheteur. Deuxième décision du genre, elle est symptomatique des conséquences en tiroirs causés par l’admission d’une fraude. C’est ainsi qu’un nouveau front judiciaire s’ouvre avec des actionnaires contre les dirigeants du groupe pour manipulation des cours. « Car, dans la foulée des révélations de septembre 2015, le prix de l’action à la Bourse de Francfort s’était effondré de 40 % en l’espace de quelques jours. Très rapidement, les actionnaires avaient ­accusé le groupe d’avoir failli à ses obligations d’information des marchés ­financiers au cours des semaines précédentes. Deux mille actionnaires, emmenés par le fonds d’investissement Deka, lui ont donc intenté un procès et lui réclament 9 milliards d’euros de dommages et intérêts » précise Le Monde.





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