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01/04/2019

Des meubles Airbus à partir de carlingues d’avions

Sébastien Arnaud



Le groupe européen d’aviation vient de présenter des meubles fabriqués avec des morceaux d’avions. Une idée originale qui s’adresse à une clientèle élitiste en sollicitant des designers de renom. La commercialisation devrait commencer dès avril prochain.


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Tout n’est pas joli mais le principe est amusant. Avoir un morceau d’avion dans son salon sans que ce soit trop encombrant est désormais possible. « Et si vous vous offriez un petit morceau de ciel? C’est ce que propose A Piece of Sky, une start-up créée par Airbus pour transformer les vieilles carlingues en meubles. Des tables basses en hublots, des bibliothèques en ailes d’avion, et autres lampes en réacteur que l’avionneur a dévoilés mercredi à Toulouse » raconte BFMTV.

L’idée est venue à deux salariés du groupe qui se sont croisés à une formation professionnelle. Faisant le constat que les appareils usagés finissent à la casse avec des matériaux revendus en gros, ils pensent à une nouvelle vie pour les avions. « Tous deux fans d’art contemporain, ils pensent alors à prolonger la vie de l'avion en utilisant ses pièces pour fabriquer des meubles et des objets. Airbus croit à leur projet et leur accorde du temps pour y travailler au sein du BizLab, son incubateur de start-up. Les cofondateurs lancent alors un appel à candidature de designers. Une dizaine vont être retenus » lit-on plus loin.

Fidèle à l’esprit start-up et non au commerce industriel, la stratégie consiste à produire en peu d’exemplaires et viser une clientèle intéressées par le contemporain et avec des moyens importants. « À l’arrivée, 22 prototypes ont été présentés mercredi au showroom d’Airbus. Des meubles, lampes et objets de décoration répartis en deux catégories: ceux produits en séries, mis à prix à partir de 700 euros, et des pièces uniques composées de matériaux rares, vendues plusieurs milliers d’euros. Ainsi le fauteuil Cloud, dont l’assise est un nez d’A350, s’est arraché à 7000 euros en pré-commande mercredi » poursuit BFM.

En fonction du succès rencontré par les 2 000 pièces en projet de construction, la start-up envisage de monter en puissance. Avec 12 000 avions qui vont atteindre leur fin de vie d’ici à 2040, pour que l’astuce devienne un solution écologique, il y a encore de la marge.





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