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29/03/2019

Déplacements professionnels, télétravail et écologie

Sébastien Arnaud



Le télétravail et l’organisation des déplacements professionnels ont une dimension écologique qu’il ne faut pas négliger. Dans une interview au site spécialisé Focus RH, l’économiste de l’ADEME fait le point sur les enjeux de cette question.


Creative Commons - Pixabay
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Du lundi au vendredi, plus de la moitié des émissions de CO2 sont liées aux déplacements professionnels. Une proportion qui permet de saisir l’urgence d’agir dans ce domaine. Parmi les pistes de réflexions, outre le covoiturage qui est encore sous utilisé, le télétravail peut beaucoup. « Le télétravail, qu’il soit à domicile ou en tiers lieux, supprime ou réduit les trajets effectués par les actifs et en conséquence les émissions de CO2 – en ce qui concerne la mobilité locale, 96 % sont dues à la voiture. D’après l’étude ADEME 2015, le télétravail permet de diminuer d’environ 30 % les impacts environnementaux associés aux trajets domicile-bureau. Ce gain atteint jusqu’à 58 % pour les émissions de PM (particules en suspension) » explique Sandrine Carballès, économiste au service mobilités de l’ADEME, interviewée par Focus RH.

« Sur 2,9 jours télétravaillés par semaine, cela représente une économie potentielle de 787 kg de CO2 par individu et par an (contre environ 12,2 tonnes de CO2 au total par individu et par an). La réduction des kilomètres effectués entre le domicile et le lieu de travail est le principal facteur d’explication de ces gains environnementaux. En extrapolant à l’échelle d’une entreprise de 1 000 salariés, télétravailler un jour par semaine permet d’éviter l’équivalent des émissions annuelles de gaz à effet de serre d’environ 37 français. Au niveau national, si la moitié de la population active télétravaillait 2,9 jours par semaine (contre 22 % actuellement), l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre d’environ 366 000 Français serait supprimé » poursuit-elle.

Des chiffres qui doivent faire réfléchir les entreprises. Le télétravail ne peut continuer à être envisagé simplement comme un outil de flexibilisation du travail. L’impact très positif sur l’environnement peut justifier qu’il soit inscrit dans les objectifs durables de l’entreprise. « Compte tenu de l’évolution du monde du travail, le télétravail va devenir incontournable pour les entreprises qui peuvent le déployer. Elles n’y viendront pas au départ, forcement, pour des préoccupations écologiques, mais pour des raisons économiques : diminution de surfaces foncières, difficultés de recrutement, augmentation de l’efficacité des télétravailleurs » argue par ailleurs Sandrine Carballès.

Lire en intégralité l’interview de Sandrine Carballès sur le site Focus RH





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