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16/10/2018

Déclin inquiétant des manchots royaux dans les Terres australes françaises




Des chercheurs du CNRS et de l’Université de la Rochelle ont constaté une chute de 88% de la population des manchots royaux dans la réserve naturelle des Terres australes françaises. Une chute inquiétante dont les raisons ne sont pas encore connues de manière certaine.


Creative Commons - Pixabay
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La plus grande colonie de manchots royaux au monde est en danger. Des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS et Université de la Rochelle) ont étudié des images satellites et leur constat est inquiétant. La colonie située dans l’archipel de Crozet dans la réserve naturelle des Terres australes françaises (TAAF) aurait subi un déclin de 88% de sa population. Publiés cet été par la revue Antarctic Science, les résultats ont été remis en avant par l’Institut Polaire Français Emile Victor. « Connue depuis les années 1960, la colonie de manchots royaux Aptenodytes patagonicus de l'île aux Cochons, dans le sud de l'océan Indien, était réputée pour être la plus grande colonie de manchots royaux au monde et la deuxième plus grande colonie de manchots toutes espèces confondues. Cependant, en raison de son isolement et de son inaccessibilité, il n'y avait pas eu d'estimations récentes de cette colonie depuis des décennies » explique le communiqué de cet institut.
 
Le déclin est d’autant plus important qu’il est mesuré à partir des niveaux estimés en 1960. « Les chercheurs ont utilisé des images satellites haute résolution pour mesurer les changements de taille de la colonie depuis la dernière visite de l'île par une équipe scientifique, en 1982. À l'époque, la colonie comptait 500 000 couples reproducteurs, soit une population de plus de 2 millions d'individus. Pour évaluer les surfaces occupées par les manchots entre 1960 et aujourd'hui, ils ont mesuré sur les images satellitaires les contours de la colonie années après années, et se sont rendus compte que celle-ci diminuait au profit d'une re-végétalisation. Des clichés pris depuis un hélicoptère lors de l'Antarctic Circumpolar Expedition ont permis de confirmer la réduction spectaculaire de la colonie » poursuit le texte..
 
Si le déclin aurait débuté en 1990, ses causes ne sont pas montrées du doigt de manière catégorique par les chercheurs. Maladies, conséquences d’une surpopulation ou d’un épisode climatique sont mis en avant. « Néanmoins, toutes ces hypothèses semblent insuffisantes pour expliquer une réduction d'une telle ampleur. Des études de terrain portées par les chercheurs CNRS, avec l'appui de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor et en partenariat étroit avec l'équipe de la réserve naturelle des Terres australes françaises devraient être menées prochainement pour confirmer les premiers éléments qu'apportent les images satellites » conclue l’Institut Emile Victor.
 
 





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