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25/06/2018

Coupe du Monde, l’environnement déjà éliminé de la compétition




Malgré les rapports et promesses de la FIFA sur l’impact environnemental de la Coupe du Monde de football, le bilan s’avère très largement négatif. Avec aucun stade à énergie renouvelable et des dispositifs de compensation très en dessous des émissions de CO2 estimées à 2,17 millions de tonnes, la situation n’est pas fameuse.


Creative Commons - Pixabay
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La FIFA avait abondamment communiqué autour de son adhésion au programme Climate Neutral Now de Nations Unies. Un engagement très ambitieux pour une compétition à la facture écologique inégalée. Tellement ambitieux qu’il ne va clairement pas être tenu pour la compétition actuelle.
 
Au moins au Brésil, il y avait un stade à énergie solaire qui avait permis de montrer qu’un effort était fait. Ce n’est même pas le cas en Russie. Pourtant la facture est salée pour le pays hôte. « La construction des infrastructures a coûté 9 milliards d’euros au gouvernement, estime France 24. Malgré ces coûts importants, certains travaux ne sont toujours pas terminés ; en outre, certains habitants dénoncent des aménagements de façade, ou attendent encore des dédommagements suite à des expulsions liées au travaux pour la Coupe. Mais c’est sur le plan environnemental que les promesses semblent être le moins tenues » raconte le site Consoglobe.
 
Le site spécialisé laisse voir un tableau peu réjouissant de ce point de vue. Le bilan carbone de la Coupe du Monde 2018 devrait être de 2,17 millions de tonnes. Rien que pour les transports des fans, joueurs et staffs c’est 1,6 million de tonnes qui sont attendus. Une quantité importante et difficile à compenser avec les mécanismes habituels. « Pour cela, la Fifa propose gratuitement aux supporters de compenser leurs émissions carbones lors de l’achat de leur billet. Cette compensation a des limites, puisqu’elle ne supprime pas les rejets de CO2 dans l’atmosphère mais « achète » des crédits carbones. En outre, cette compensation est limitée par la Fifa à 100.000 tonnes soit 10 % du total des émissions de CO2 émises » lit-on plus loin. Le compte est donc loin d’y être.
 
Un léger soupçon de greenwashing plane au-dessus de la compétition. D’un côté difficile d’obtenir des réponses sur des questions aussi essentielles que la gestion des déchets, les matériaux utilisés pour la construction ou les zones humides impactées. De l’autre, « des mesures peu ambitieuses sont mises en place, voire contre-productives : la mise en place de sèche-mains électriques dans les sanitaires ou la digitalisation des documents pour éviter la production de papier. L’organisme aurait pu voir plus loin, avec par exemple l’interdiction du plastique à usage unique lors de l’événement », souligne Consoglobe. Quelques mesures intéressantes sont tout de même à noter comme l’accent sur la lumière naturelle, l’utilisation de l’eau de pluie ou les LED.





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