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05/02/2019

Citygo : covoiturage génial ou chauffeurs VTC déguisés ?




Le succès de l’application Citygo est à première vue prometteur puisqu’il s’agit de favoriser le covoiturage. Mais dans les faits, la situation est plus complexe et les autorités françaises craignent qu’il s’agisse de « transport illégal de personnes ».


Creative Commons - Pixabay
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Plus les voitures sont remplies, moins il y a de voitures sur la route. La logique est implacable. Pourtant le succès de l’application Citygo ne fait pas que des heureux. Comble du combe, ce sont désormais les VTC qui se plaignent de concurrence déloyale. « Il semble en effet que cette nouvelle appli de covoiturage est en train de venir concurrencer les VTC et taxis en flirtant avec l’illégalité. Au point d’être devenu la cible de syndicats de chauffeurs VTC qui réclament son interdiction. La demande des VTC, reçus au ministère des Transports après leur mobilisation début janvier, a trouvé un certain écho. Au cabinet de la ministre Elisabeth Borne, on indique avoir « mis en demeure par voie écrite le dirigeant de Citygo de faire cesser toute pratique illégale sur son application » rapporte Le Parisien – Aujourd’hui en France.
 
Le constat est simple. En utilisant cette application pour se déplacer, les utilisateurs payent bien moins que pour un taxi ou une course de VTC. « Pour le passager, comptez par exemple 20 € pour faire un trajet entre la tour Eiffel et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Bien moins cher qu’un forfait taxi à 50 € ou qu’une course en VTC. Pour Saint-Denis - la Défense, par exemple, c’est 10 €, contre 29 € en Uber. Vous pouvez payer en liquide ou par carte bleue. En revanche, les tarifs de Citygo sont plus chers que sur les autres applis de covoiturage type Blablacar, Karos ou Klaxit » précise le quotidien. L’entreprise explique qu’elle pratique le tarif du covoiturage. Mais dans les faits, la clientèle cherche bien les caractéristiques d’une course classique mais pour moins cher. Le Parisien a par ailleurs interrogé un conducteur qui explique qu’il utilise l’application avant de passer un examen pour être VTC. Avec plus de 600 000 utilisateurs et 200 000 courses par mois, on aurait pourtant espéré que ce soit exclusivement des covoitureurs soucieux de leurs dépenses et de l’environnement.





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