RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
12/01/2018

Chine : le cas étrange du docteur pollueur et mister écolo

Sébastien Arnaud



Les multiples annonces de la Chine en matière d’environnement ne font pas oublier l’immense retard du pays dans le domaine. Large dépendance au charbon, plus gros émetteur de CO2 et recordman des concentrations de particules fines, le pays est aussi le premier investisseur dans le renouvelable.


ILD
ILD
C’est un fait, pour améliorer son image de marque, les grandes annonces écologiques sont très efficaces. Raison pour laquelle les observateurs et militants se méfient des vœux pieux et préfèrent regarder la réalité sur le terrain. Le cas de la Chine est assez caractéristique. Depuis quelques années – et notamment depuis l’Accord de Paris – le pays semble jouer le jeu de la révolution verte.

Parti de loin, la première puissance économique et démographique du monde était aussi le premier pollueur avec près d’un quart des émissions de CO2 du monde entier. Les enjeux économiques monstrueux de la croissance record du pays et de sa puissance industrielle ont amené à de nombreux désastres environnementaux, sanitaires et écologiques. Des dégâts qui ont des incidences directes dans la vie des Chinois. « Pékin connait des épisodes de pollution record qui ont conduit à des mesures drastiques: des usines de charbon, des aciéries d'Etat tournent, depuis le 15 novembre dernier et jusqu'au 15 mars prochain, au ralenti. Certains grands chantiers ont été interrompus. Dans un pays où toute contestation reste difficile, la société civile n'hésite plus à manifester, à se mobiliser contre des projets d'usine ou de raffineries, ou à interpeler l'Etat en tant que garant de la santé publique. La protection de l'environnement est devenue pour la Chine un enjeu politique autant qu'économique » résumé très justement France TV Info.

Une véritable politique de transition énergétique est en marche même si les 4 000 usines de charbon ne sont pas encore sur le point de mettre la clé à la porte. « Grâce à des subventions et investissements massifs, des transferts de technologie imposés -de nombreux Chinois ont par exemple été contraints d'abandonner le chauffage au charbon au profit du chauffage au gaz ou électrique, plus coûteux- et via une intense guerre commerciale, la Chine est devenue leader dans le domaine des énergies renouvelables. Le pays est, entre autres, devenu numéro un de l'énergie solaire, au détriment de l'Allemagne » rapporte l’article de la chaine publique. Avec 360 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables d’ici 2020, la Chine est de loin le pays qui met le plus d’argent sur la table.





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



RSS
Twitter
Facebook
Recherche