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Bruxelles se prononce aujourd’hui sur le renouvellement du glyphosate

Sébastien Arnaud
27/11/2017



Sauf surprise, la Commission européenne devrait renouveler aujourd’hui la licence de l’herbicide le plus controversé : le glyphosate. La France et huit autres pays ont annoncé qu’ils allaient voter contre, quatorze devraient se prononcer pour et cinq s’abstenir.



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Vu de France, étant donné la position du gouvernement et les nombreuses polémiques à ce sujet, on a l’impression que le glyphosate vit ses dernières heures. Et pourtant, il suffit de changer de focale pour réaliser que l’herbicide de Monsanto n’a pas encore dit son dernier mot. Lundi 27 novembre, la Commission européenne va faire voter les représentants des Etats membres à ce sujet, et sauf surprise, la licence d’autorisation devrait être renouvelée pour cinq ans. « Il s'agit d'un comité d'appel après le vote non concluant lors d'une précédente réunion d'experts le 10 novembre dernier. Ce jour-là, neuf pays avaient voté contre, dont la France et l'Italie, deux poids lourds démographiques. Cinq États s'étaient abstenus, dont l'Allemagne, qui est en pleine négociation de coalition gouvernementale. Quatorze autres pays avaient soutenu la proposition de la Commission » résume un article du journal Le Figaro .

L’herbicide le plus célèbre du monde ne devrait donc pas être interdit sauf si la vapeur s’est inversée. Ce nouveau vote s’explique par le fait que la Commission attend une majorité de seize Etats qui totalisent 65% de la population de l’Union européenne. Faute de majorité, c’est normalement à la Commission de trancher. « La publication la semaine dernière d'une étude américaine ne montrant pas de lien entre cet herbicide et certains cancers peut rebattre quelques cartes. Mais, dans l'immédiat, pas pour la France. Le gouvernement reste en faveur du retrait du glyphosate «dans un délai proche», a affirmé vendredi 24 novembre la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Pour l'instant, tant que le niveau de risque (cancérogène probable) établi par le CIRC (Centre de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS) «n'est pas rétrogradé, nous restons dans la même ligne» a-t-elle expliqué. L'inquiétude que provoque ce produit a d'ailleurs conduit à l'ouverture d'enquêtes aux États-Unis » explique le quotidien français.






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