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18/05/2018

Avec la RSE, le groupe Bel veut une « Vache qui rit » durablement

Sébastien Arnaud



Le Groupe Bel, fabricant de la Vache qui rit, met le paquet sur la RSE pour se réinventer. L’entreprise familiale s’engage notamment pour participer à l’émergence d’une filière du lait durable en association avec le WWF et sa charte mondiale.


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Pour un groupe familial, mettre en place une politique RSE demande un courage tout particulier. D’abord parce qu’une entreprise familiale peut facilement être une institution où le changement peut être interprété comme une remise en question de l’héritage. En atteste la riche littérature universitaire sur les risques et particularités des entreprises familiales. Ainsi, lorsqu’une entreprise est ambitieuse et évite l’écueil de l’immobilisme il est important de le relever. C’est le cas du Groupe Bel, fabricant de la Vache qui rit et qui met le paquet sur le durable alors même que son modèle économique n’est pas en danger. Cet acteur important du secteur du lait et du fromage ( deux milliards de lait collectés chaque année auprès de 2 650 éleveurs) s’engage pour une filière de lait durable notamment en signant une charte mondiale en partenariat avec le WWF.

« La Charte mondiale pour une filière amont laitier durable fixe des objectifs chiffrés ambitieux, regroupés autour de six axes stratégiques : Des modèles de production durable ; Le bien-être animal ; L’accès des vaches au pâturage ; Une alimentation animale durable et locale ; La réduction de l’empreinte environnementale de la production laitière ; La qualité nutritionnelle du lait produit » explique le groupe sur son site internet.

« Au niveau européen, 60% de la déforestation liée à l’importation de matières premières agricoles est causée par le soja. Dans ce contexte le WWF doit impérativement soutenir des modèles de production plus durables, promouvoir les alternatives au soja et favoriser l’accès au pâturage des vaches laitières. Ces thématiques s’inscrivent totalement dans la charte globale que nous avons développée avec le Groupe Bel », commente Marie-Christine Korniloff, responsable des relations avec les entreprises au WWF France.

L’engagement du groupe est d’autant plus intéressant qu’il ne se focalise pas uniquement sur l’environnement, à la qualité ou au bien-être animal quand il parle de filière durable mais aussi aux producteurs. D’ici 2025, il s’oblige ainsi à ce que « 100% des producteurs laitiers qui livrent du lait à Bel ont accès à des dispositifs sociétaux innovants (par exemple : formations, contrats à long terme, prêts, etc.) »






1.Posté par Stéphane le 23/05/2018 13:59
Lorsque l'activité principale d'une société consiste à fabriquer des plastico "fromages" industriels sans goût, je ne vois pas en quoi cela s'appelle de la responsabilité sociétale...
Les partenariats du WWF n'ont visiblement pas évolué depuis celui signé il y a plus de 10 ans avec Lafarge, cela reste du greenwashing, peu engageant, sans vérification des résultats obtenus par un organisme tiers-partie, ...

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