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09/11/2018

Antarctique : la réserve naturelle empêchée par la Chine, la Norvège et la Russie




La Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) n’a pas entériné la création d’une réserve naturelle dans l’Océan austral. La Chine, la Russie et la Norvège se sont opposées au projet.


Creative Commons - Pixabay
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C’est un rendez-vous manqué pour les défenseurs des Océans et de la faune marine. Malgré une pétition Greenpeace signée par 2,7 millions de personnes, la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) n’a pas validé la création d’’une réserve naturelle protégée. « L'organisation, établie en 1982, prend des décisions par consensus. Tous les membres doivent approuver le projet présenté. Celui d'une réserve naturelle marine a été bloqué par la Russie, la Norvège et la Chine, qui partagent des intérêts liés à la pêche » nous apprend un article du quotidien Le Figaro.

Les vingt-deux autres pays membres étaient enclins à valider cette demande mais le fonctionnement de la CCAMLR est ainsi fait. « Nous avions une occasion historique de créer la plus grande zone protégée de la planète dans l’océan Antarctique et ainsi protéger la faune, lutter contre le changement climatique et améliorer la santé de nos océans. Vingt-deux délégations sont venues à Hobart pour négocier de bonne foi mais pourtant, des arguments non fondés scientifiquement et avancés par les délégations bloquantes ont fait capoter des propositions scientifiques sérieuses en faveur d’une protection urgente du milieu marin » explique Hélène Bourges, la responsable de la campagne Greenpeace par communiqué.

« Certaines délégations, telles que la Chine et la Russie, ont joué la montre. En usant par exemple d’abrogation d’amendements, ils ont laissé peu de temps pour de véritables discussions sur la protection des eaux antarctiques. La seule lueur d’espoir est apparue lorsque la Commission a approuvé le statut de protection pour les petits écosystèmes marins vulnérables identifiés par Greenpeace lors de sa récente expédition. Les délégations chinoise, norvégienne et russe ont toutes joué un rôle dans le blocage de la proposition » accuse l’ONG de défense de l’environnement dans ce même communiqué.





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