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13/04/2018

Animaux sauvages, les plus aimés sont le plus en danger

Sébastien Arnaud



Une étude internationale de naturalistes montre que les animaux les plus aimés par le public sont ceux qui sot les plus en danger de disparition. Un paradoxe que les chercheurs soulignent pour alerter sur les risques d’extinction de certaines espèces.


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On a beau les aimer, ça n’augmente pas leurs chances de survie. Voilà comment on pourrait résumer e paradoxe que des chercheurs naturalistes soulignent dans une étude sur les animaux sauvages. On apprend ainsi que les animaux sauvages qui sont le plus aimés par le public, sont tous des mammifères moyens ou de grandes tailles et sont en voie de disparition.

« Tigre, éléphant, lion, le roi de la savane, girafe, gorille, panthère, guépard, loup, pandas, ours polaire le roi de l’Arctique… ces animaux sauvages, qui sont tous des mammifères de moyenne ou grande taille, exotiques car habitant essentiellement la savane ou la forêt tropicale, mais aussi les zones tempérées ou polaires pour deux d’entre eux, figurent en tête des animaux les plus aimés du public occidental » résume La Croix à propos du début de l’étude internationale dirigée par Franck Courchamp (CNRS). « Avec le lion, le tigre et l’éléphant en tête, cette liste ne contient pas vraiment de surprises, mais les chercheurs ont été étonnés de voir que ces espèces étaient, contrairement aux présupposés, particulièrement menacées d’extinction, avec des déclins qui s’accélèrent encore depuis plusieurs années. Ainsi, les lions et les girafes qui étaient en sécurité il y a vingt ans, sont désormais « en danger », selon un rapport de biologistes américains publié le 10 juillet 2017. Et aujourd’hui, 25 % des mammifères sont menacés de disparition au niveau mondial » continue le quotidien.

C’est le paradoxe ultime. Appréciée et connue des enfants dès leurs plus jeune âge, ces animaux sont partout : films et dessins-animés, publicités, jouets, peluches… Une omniprésence dans des situations positives qui, selon les chercheurs, fait croire à l’opinion publique que leur survie est assurée. « Nous pensons que l’omniprésence de ces animaux dans la culture et le marketing biaise la perception du public, qui a tendance à croire que ces animaux sont plus communs qu’ils ne le sont en réalité », commente Franck Courchamp, cité par La Croix.





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