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23/01/2019

Alerte sur les substances chimiques présentes dans les couches




L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier un avis sur les couches jetables pour enfants. D’après l’organisme, la présence de plusieurs substances chimiques mérite d’être prises en comptes à cause d’éventuels risques pour la santé. Le gouvernement donne 15 jours aux fabricants pour prendre des engagements de réduction de ces substances chimiques


Creative Commons - Pixabay
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La liste des substances chimiques relevées a de quoi surprendre. D’après l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), on trouve des traces de substances qui pour certaines sont dangereuses pour la santé. « Il s'agit de deux parfums (butylphényl méthyle propional et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde), ainsi que de certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (parfois cancérogènes), de dioxines ou de furanes. Pour son évaluation, "la première" de ce type au niveau mondial sur les  couches, l'Anses a utilisé les analyses du Service commun des laboratoires (qui dépend de la répression des fraudes DGCCRF) et de l'Institut national de la consommation (qui édite 60 millions de consommateurs) » précise LCI

Ces remarques ont été faites dans le cadre d’un avis publié mercredi 23 janvier par l’Anses sur cette question. Tout en cherchant à ne pas être alarmiste, l’organisme public indique que le principal risque est la migration de ces substances dans l’urine et le contact très prolongé avec la peau.

« Alors que l'industrie avait reproché à 60 millions de consommateurs de  simplement constater la présence de substances chimiques, l'agence a ici évalué leur risque potentiel "dans des conditions d'usage réalistes". "On calcule une quantité absorbée en fonction du temps de port de couche,  du nombre de couches portées par les bébés, jusqu'à 36 mois, et on compare à  des valeurs toxicologiques de référence pour chacune des substances", explique Gérard Lasfargues, précisant qu'un bébé porte entre 3800 et 4800 couches » continue l’article de la chaine d’informations en continu.

Pour ce qui est des recommandations, l’Anses ne demande pas de suppressions du commerce ou de modification des taux acceptables de substances. L’organisme demande aux fabricants de travailler à la réduction maximale des niveaux des substances relevées. Une invitation renforcée par le gouvernement qui demande aux entreprises des engagements concrets dans un délai de quinze jours.





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