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28/05/2019

Agroforesterie : ce que les arbres peuvent apporter à l’agriculture durable




L’agroforesterie qui associe arbres et agriculture a un potentiel formidable notamment concernant la protection des sols. Une observation qui pousser l’INRA mais aussi le CIRAD et la FAO à souligner leur intérêt pour cette pratique.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
Le 4ème Congrès mondial d’Agroforesterie vient d’être organisé à Montpellier par le CIRAD et l’INRA. Sous le haut patronage de Emmanuel Macron et en présence de la directrice adjointe de la FAO, l’événement a été l’occasion de souligner le potentiel de cette pratique méconnue du grand public. « L'agroforesterie, qui consiste à associer des arbres dans les cultures et les pâtures, est désormais reconnue pour protéger les sols, répondre aux enjeux du changement climatique et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale. Cette pratique pourrait donc bien être l'avenir de l'agriculture. Les domaines d'application sont très divers : haies et alignement d'arbres ou d'arbustes dans et autour des parcelles, agriculture multi-étagée, production de bois d'oeuvre ou de fruits dans les cultures, arbres fourragers et mellifères, arbres d'ombrage pour les cultures pérennes (café, cacao, vigne) ou le bétail, agroforêts multi-strates et jardins agroforestiers » explique le communiqué de l’INRA.

Alors que les demandes de solutions concrètes pour développer des modes d’agriculture rentables et durables se multiplient, le concept né dans les années 1970 est suivi de près par les milieux universitaires et de recherche. « A l'Inra, ce sont plus de 10 de nos unités de recherche qui sont impliquées dans des projets de recherche en agroforesterie et dans l'étude des associations d'arbres et de cultures ou des systèmes sylvopastoraux. Parce qu'ils réconcilient productivité, efficience de l'usage des ressources et résilience, nous considérons ces systèmes agroforestiers comme des leviers des plus prometteurs de la transition agroécologique nécessitant l'implication de l'ensemble de la chaîne de valeur », a déclaré Philippe Mauguin, le directeur de l’INRA lors du congrès.

En conclusion de cette réunion, une Union internationale de l’agroforesterie a été créée avec pour vocation de fédérer et mettre en valeur les innovations dans le domaine. Effort mondial auquel la France compte bien participer avec ses quine unités et cent vingt chercheurs investis dans l’agroforesterie.
 





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