Les émissions de gaz à effet de serre en France ont diminué de 1,5 % en 2025, selon les dernières données publiées par le Citepa. Ce chiffre marque un ralentissement par rapport à 2024, où la baisse atteignait 1,8 %. L’organisme précise que la tendance à la diminution des émissions se poursuit, mais à un rythme jugé insuffisant pour respecter les objectifs fixés par la stratégie nationale bas-carbone.
La trajectoire définie par les pouvoirs publics prévoit une réduction d’environ 4 % par an entre 2024 et 2028. Avec une baisse de 1,5 % en 2025, la France reste en deçà de ce niveau. Cet écart s’ajoute à celui déjà observé les années précédentes. Il complique l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Des critiques sur les politiques publiques
Plusieurs acteurs pointent un manque d’efficacité des mesures actuelles. Anne Bringault, du Réseau Action Climat, estime que « les reculs sur les politiques publiques de transition écologique se paient » avec une baisse des émissions inférieure aux objectifs fixés.
Elle évoque également un ralentissement observé sur deux années consécutives. Les évolutions varient selon les secteurs d’activité. Certains domaines, comme l’industrie, ont enregistré des progrès liés à des investissements et à des évolutions de production. D’autres, en particulier les transports, continuent de représenter une part importante des émissions et progressent plus lentement.
Un contexte international similaire
La situation française s’inscrit dans une tendance plus large. Plusieurs pays développés connaissent également un ralentissement de la baisse de leurs émissions, malgré des objectifs climatiques renforcés. Dans le même temps, les températures mondiales restent élevées, avec plusieurs records enregistrés ces dernières années.
Selon les trajectoires officielles, une accélération des réductions sera nécessaire dans les prochaines années pour rester sur la voie fixée. Les données publiées pour 2025 confirment ainsi un décalage entre les objectifs et les résultats actuels, dans un contexte où les politiques climatiques restent appelées à évoluer.








