Les fouilles récentes en République tchétchène, dans le Caucase, ont fait parler d’elles grâce à la nécropole Khumyk-2. Objet d’une mission de sauvetage archéologique en 2025, la mise au jour a révélé des vestiges remarquables qui éclairent des pans peu connus de la culture préhistorique de cette région. Dans le même temps, une découverte en Iran offre une fenêtre sur les sociétés anciennes et met en lumière le rôle des femmes dans ces cultures. Ces trouvailles retiennent l’attention des historiens et des archéologues et devraient permettre d’éclairer des périodes longtemps oubliées.
Un site archéologique hors pair
La nécropole Khumyk-2 est un vaste cimetière antique qui s’étend sur des centaines de mètres carrés et comprend jusqu’à 2 000 tombes. Le site couvre une période allant du Chalcolithique final jusqu’au Moyen Âge, et renferme des vestiges de pratiques funéraires de la culture kobane orientale, florissante entre le Xe et le VIIIe siècles avant J.-C..
Sous la direction de l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Sciences de Russie, les fouilles ont mis au jour une tombe féminine exceptionnelle de l’Âge du Bronze. La femme inhumée était accompagnée de 19 lourds bracelets en bronze et de 8 bagues, un ensemble qui indique son haut statut social, rapporte Indian Defence Review. Au-delà de l’ornement, ces bijoux sont interprétés comme des signes de richesse et de pouvoir, laissant penser que cette femme a pu être une dirigeante ou une figure rituelle influente.
Les travaux ont été conduits avec soin pour limiter les perturbations et préserver ce patrimoine face à l’urbanisation moderne. Ils apportent un nouvel éclairage sur les interactions sociales des femmes à cette époque et confirment l’existence de structures hiérarchiques complexes.
Une trouvaille surprenante en Iran
En 2013, dans la province éloignée du Khorasan du Nord en Iran, une tombe a été découverte sur le site de Tepe Chalow par des archéologues du ministère iranien du patrimoine culturel. La sépulture contenait le corps d’une jeune fille, probablement morte il y a environ 3 000 ans, accompagnée d’un trésor comprenant des boucles d’oreilles en or, des bagues en or, des épingles en ivoire et en bronze. Un miroir en bronze et une boîte à maquillage finement ouvragée complètent cette collection, ainsi qu’un sceau en bronze représentant des pieds humains.
Ali Vahdati, archéologue impliqué dans la découverte, a souligné l’originalité du tombeau : « la présence d’une telle richesse dans la tombe d’une adolescente reste unique dans les archives archéologiques de la civilisation du Grand Khorasan ». Ces objets, témoins d’une grande élégance et d’une grande sophistication, renforcent l’hypothèse que la jeune fille occupait un rang social très élevé, probablement hérité.








