Froid glacial, grippe aviaire : ce geste envers les oiseaux peut tout aggraver

Cette année, la grippe aviaire frappe particulièrement fort, menaçant des espèces vulnérables comme les cygnes et les canards.

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Froid glacial, grippe aviaire : ce geste envers les oiseaux peut tout aggraver
Froid glacial, grippe aviaire : ce geste envers les oiseaux peut tout aggraver © RSE Magazine

Avec l’arrivée de l’hiver revient un phénomène bien connu des écologues, appelé en allemand « Winterauslese » ou sélection hivernale. Ce processus élimine naturellement les animaux les plus faibles et malades au profit des plus robustes. Pour beaucoup d’observateurs de la faune, cela peut sembler dur, mais ça tient une place importante dans l’équilibre des populations. Cette année, toutefois, la grippe aviaire (la « Vogelgrippe ») vient compliquer la donne, et la mortalité est plus alarmante, surtout dans des zones urbaines comme Berlin.

Où en est la situation

En plus du froid et des difficultés habituelles de l’hiver, de nombreux oiseaux sauvages ont été retrouvés morts, situation aggravée par une épidémie de grippe aviaire. Les secteurs densément peuplés comme Berlin sont particulièrement touchés, avec un nombre élevé de cas. La vigilance reste donc de mise face à cette propagation préoccupante.

Les hivers sévères amènent des températures glaciales. Quand les plans d’eau gèlent, on voit parfois des cygnes, des canards ou des cormorans figés sur la glace, donnant l’impression qu’ils sont « congelés dans la glace ». Face à ce spectacle, beaucoup ont envie d’intervenir, alors que l’immobilité de ces oiseaux est souvent une stratégie de survie.

Comment les oiseaux d’eau s’adaptent

Les oiseaux aquatiques ont une belle capacité d’adaptation au froid, confirme le journal allemand MDR Wissen. Ils abaissent leur métabolisme pour économiser de l’énergie quand les températures chutent, ce qui explique leur immobilité apparente. Leur plumage se gonfle pour mieux isoler, et la glande uropygienne sécrète une huile qui rend les plumes imperméables, les protégeant de la glace.

Ces mécanismes leur permettent généralement de tenir le coup pendant l’hiver. Mais quand la maladie ou la faiblesse s’en mêlent, ces défenses naturelles peuvent ne pas suffire, notamment avec la menace supplémentaire de la grippe aviaire.

Mortalité et effets sur l’écosystème

Lors d’hivers rudes, la mortalité parmi les oiseaux est souvent inévitable. Ce sont généralement les individus âgés et affaiblis qui succombent en premier. Ces animaux fragilisés sont aussi plus exposés à des infections comme la grippe aviaire. Les cas où l’on trouve des oiseaux véritablement « gelés » dans la glace résultent souvent d’une immobilisation préalable due à une maladie ou à une blessure.

Les espèces comme les cygnes, les canards et les cormorans se montrent particulièrement vulnérables face au virus. Les autorités appellent donc à la prudence pour repérer les oiseaux morts ou malades et à éviter toute manipulation directe.

Risques pour l’homme et mesures de prévention

Essayer de sauver ces oiseaux peut être dangereux. La glace est souvent instable et représente un risque mortel, même pour des professionnels comme les pompiers et la police des eaux, qui doivent intervenir avec beaucoup de précautions. La grippe aviaire peut se transmettre à l’homme, ce qui pose des questions pour la santé publique.

Pour prévenir les risques, il est recommandé de garder les chiens sous surveillance et en laisse à proximité des plans d’eau, afin d’éviter tout contact avec d’éventuels cadavres infectés.

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