Avec la prise de conscience mondiale grandissante de la pollution plastique, une nouvelle étude met en évidence la toxicité des microplastiques d’origine pétrolière pour les écosystèmes aquatiques, comparée à celle des bioplastiques, bien moins nocifs. Tandis que les plastiques fossiles déstabilisent les masses d’eau et favorisent des conditions dangereuses, les bioplastiques montrent une empreinte écologique beaucoup plus modérée.
Ce que subissent les écosystèmes à cause des microplastiques
Les épisodes de floraisons algales nocives, comme les marées rouges, se multiplient ces dernières années le long des côtes de l’Australie, de l’Amérique du Nord et de la Méditerranée. Cela illustre bien les répercussions des plastiques fossiles sur la stabilité des masses d’eau. Des chercheurs, notamment à l’Université de Californie à San Diego, ont étudié ces dynamiques en observant les liens entre microplastiques et organismes aquatiques.
D’après un article de Eco Inventos, ce sont souvent les microfragments invisibles qui posent le plus de problèmes, déclenchant un véritable effet domino sur les écosystèmes en éliminant des régulateurs naturels de l’eau, tout comme les nanoplastiques difficiles à détecter.
Des résultats expérimentaux qui inquiètent
Dans un réseau d’étangs expérimentaux en extérieur, l’étude menée sur 30 écosystèmes aquatiques a montré ce qui arrive quand on introduit du polyuréthane d’origine fossile, identifié sous le nom d’Elastollan. Ce plastique a fortement réduit les populations de zooplancton, comme les copépodes, perturbant l’équilibre trophique. Résultat : une prolifération massive d’algues liée à l’absence de prédateurs naturels.
À l’inverse, l’introduction de bioplastiques commercialisés par l’entreprise Algenesis a donné des effets beaucoup plus atténués. Les étangs restaient perturbés, certes, mais sans effondrement total : la biodiversité microbienne y paraissait plus saine. Les bioplastiques favorisent des milieux où les ciliés prédateurs et le zooplancton crustacé peuvent cohabiter, freinant ainsi la croissance désordonnée des algues.
Conséquences écologiques et socio-économiques
Les écosystèmes aquatiques vulnérables subissent des pressions plus fortes lorsque les plastiques fossiles perturbent leur équilibre. Outre la consommation excessive d’oxygène et la formation de zones mortes, cette dynamique entraîne des floraisons algales nocives. Les conséquences sont lourdes : mortalité des poissons, fermetures de plages et pertes économiques significatives dans les secteurs de la pêche et du tourisme.
Les technologies de filtration des microplastiques dans les stations d’épuration pourraient limiter ces problèmes, même si elles ne sont pas déployées partout de manière égale. Un recours plus large et efficace à ces technologies aiderait à réduire la réduction de l’exposition aux microplastiques dans les rivières et les lacs.








