Située sur l’île d’Ellidaey, dans l’archipel des Vestmann, la « maison la plus isolée du monde » fait beaucoup parler d’elle. Perchée sur une colline verdoyante face à l’océan Atlantique, cette petite maison blanche alimente les rumeurs les plus fantasques sur les réseaux sociaux. Pourquoi tout cet intérêt ? Parce qu’elle ressemble à un vestige silencieux d’une époque révolue, tout en restant un refuge pour quelques privilégiés.
Perdue au large : l’île et son histoire
L’île d’Ellidaey est un îlot rocheux d’environ 4,5 km², situé au sud de l’Islande. Elle est entourée de paysages spectaculaires et peuplée principalement de macareux (un oiseau marin). Autrefois, cinq familles y vivaient de la pêche et de l’élevage de moutons ; les derniers habitants sont partis dans les années 1930. En 1953, la Association de chasse d’Ellidaey a construit la maison actuelle pour accueillir les chasseurs de macareux, marquant la fin d’une période de peuplement humain.
Une maison pas comme les autres
La maison d’Ellidaey se distingue par sa simplicité : un extérieur blanc lumineux et une grande terrasse en bois avec une vue imprenable sur l’océan. À l’intérieur, on trouve de larges canapés en cuir et un poêle à bois, et la cuisine est entièrement équipée. Il n’y a pas d’eau courante, mais un système de récupération d’eau de pluie a été installé pour pallier ce manque. La maison possède aussi des équipements traditionnels islandais, comme un sauna, un « confort obligatoire en Islande ». Le dortoir à l’étage peut accueillir jusqu’à dix personnes, même si l’accès à la maison reste très restreint.
Rumeurs et mystères autour de la maison
La fascination pour cette maison tient aussi aux nombreuses rumeurs qui circulent : certains affirment qu’elle aurait été offerte à la chanteuse Björk par le gouvernement islandais, d’autres prétendent qu’il s’agit d’un bunker pour un milliardaire adepte du survivalisme. Aucune de ces hypothèses n’a été confirmée. En réalité, l’accès à l’île est strictement réservé et périlleux : selon Ouest France, il faut sauter d’un bateau sur une paroi abrupte, s’agripper à une corde et grimper une pente raide, un trajet pas sans risque.
Une adresse réservée à quelques privilégiés
Malgré les spéculations, la maison continue de remplir son rôle d’origine en accueillant des chasseurs de macareux et des scientifiques, notamment des ornithologues. En 2023, un ornithologue turc a passé un mois sur l’île pour des recherches, tandis que l’influenceur américain Ryan Trahan a raconté sa nuit dans une vidéo YouTube, décrivant précisément l’ascension difficile vers l’île.








